Du ciel et de la terre

3.7.2009

Les premières images de la Lune capturées par LROC

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Les premières images de la Lune capturées par LROC

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Dans la note du 19 juin 2009 nous avons pu voir l’envol de la sonde LRO vers la Lune. Celle-ci l’a rejoint le 23 juin. Depuis ses différents instruments se mettent progressivement en fonction. Le Goddard Space Flight Center de la NASA vient de publier les premières photos envoyées vers la Terre par la Caméra de LRO (LROC) qui s’est éveillée le 30 juin 2009. Elles nous sont présentées par le responsable principal de la caméra Mark Robinson (University of Arizona, Tempe).

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Les premières images ont été prises le long du terminateur de la Lune (la frontière entre le jour et la nuit) dans la région de hauts plateaux de Mare Nubium par 34,4 ° de latitude Sud et 6,0 ° de longitude Ouest. La première image générale couvre une zone de 3 543 mètres en largeur pour 14 000 mètres en longueur. Les deux encadrés correspondent aux deux vues de détail suivantes.

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Lune : Mare Nubium 1 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 1 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 253 x 1 000 pixels

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Mark Robinson nous rappelle que la position de LRO près du terminateur entraîne une accentuation des reliefs par les ombres portées. En réalité cette région est beaucoup moins accidentée qu’il n’y paraît.

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Les deux vues détaillées suivantes couvrent des surfaces de 1 400 mètres de côtés. La résolution est de 3 mètres par pixel. De nombreux cratères d’impacts y sont visibles. Les plus anciens voient leurs jantes très adoucies par rapport aux parois encore abruptes des plus récents.

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Lune : Mare Nubium 2 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 2 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Lune : Mare Nubium 3 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

Lune : Mare Nubium 3 ; crédit image : NASA, Goddard Space Flight Center, Arizona State University

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Les scientifiques sont extrêmement satisfait de la netteté de ces premiers clichés. Des corrections seront bien sur nécessaires, d’autant que LR0 n’a pas encore atteint son orbite définitive stabilisée à 50 kilomètres d’altitude. Les autres instruments de LRO entrent à leur tour en service. Les savants, au vu des premiers résultats, envisagent avec confiance le bon déroulement de la mission de LRO, en particulier la cartographie complète de notre lune à haute résolution.

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Source : Goddard Space Flight Center, site NASA.

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2.7.2009

Trou noir intermédiaire HLX-1 ; crédit image : ESA, Heidi Sagerud

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Trou noir intermédiaire HLX-1

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Trou noir intermédiaire HLX-1 ; crédit image : ESA, Heidi Sagerud

Trou noir intermédiaire HLX-1 ; crédit image : ESA, Heidi Sagerud

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Sur cette vue réalisée par Heidi Sagerud, la lumière visible en rayons X de HLX-1 se situe en haut à gauche du bulbe de la galaxie ESO 243-49 vue par la tranche

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Au fil des semaines plusieurs articles de ce blog ont été consacrés à la chasse aux trous noirs intermédiaires. Rappelons, pour mémoire, que dans la famille trous noirs ont été reconnus de très nombreux trous noirs stellaires «pesant » jusqu’à une vingtaine de masses solaires, issus de l’effondrement cataclysmique (supernova) d’une jeune étoile super-massive, ainsi que les trous noirs super-massifs de plusieurs millions, voir milliard de masses solaires, tapis au centre des galaxies. Or, curieusement, entre les deux, les trous noirs intermédiaires détectés sont très rares.

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Une équipe de chercheurs dirigée par Sean Farrel du Centre d’Etudes Spatiales du Rayonnement installé à l’Université de Leicester vient de publier aujourd’hui dans la revue Nature, le résultat de ses travaux.

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Les savants menaient une enquête sur les étoiles à neutrons et les naines blanches en étudiant les données recueillies par le satellite XMM-Newton, de l’ESA, dans la gamme des rayons X, lorsqu’ils sont tombés sur un étrange objet observé le 23 novembre 2004. Dénommé HLX-1 pour Hyper-Luminous-Xray-Source 1, il est dans la gamme des rayons X plus de 260 millions de fois plus lumineux que notre Soleil. Une première analyse de sa lumière tendait à expliquer cette luminosité que par la présence d’un trou noir, toute autre source étant exclue. L’objet semblait localisé en périphérie d’une galaxie, ESO 243-49, située à environ 290 millions d’années lumière de la Terre.

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Les chercheurs pour confirmer leur théorie ont demandé à XMM-Newton de regarder de nouveau dans la direction de HLX-1, ce qui fut fait le 28 novembre 2008. Les nouvelles mesures confirment qu’il s’agit bien d’un objet unique, et non la combinaison de lumière de plusieurs autres situés dans le même champs. Il s’agit de la lumière provenant de l’activité d’un trou noir d’environ 500 masses solaires. Celui-ci, étant situé en périphérie du bulbe galactique, il ne pouvait s’agir d’un trou noir central, et logiquement supermassif.

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Mais HLX-1 diffère sensiblement des autres candidats découverts jusqu’à présent dans la famille des trous noirs intermédiaires. Il est bien plus lumineux qu’eux d’un facteur de 10. Les théories quand à la formation de tels trous noirs manquent, et pour cause, de vérifications in situ, vu le petit nombre de ces objets observés. Un des scénarii possible envisage la fusion par collision de plusieurs trous noirs. HLX-1 est donc extrêmement intéressant à suivre de très près, et des programmes d’observations sont en cours de réalisations pour l’examiner dans toutes les longueurs d’ondes ainsi que son environnement.

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Source : Space Science, ESA.

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30.6.2009

L’astronome (der Sterndeuter)

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L'astronome (der Sterndeuter)

L’astronome (der Sterndeuter)

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Carl Spitzweg (1808-1885)

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Huile sur papier collé sur toile

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H : 48 x L : 26 cm

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Non daté

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Source : Sotheby’s, vente du 14 novembre 2007

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Plan large : 1 024 x 549 pixels

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Plan très large : 2 810 x 1 506 pixels

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Deux articles aujourd’hui pour le prix d’un, ce sont les soldes d’été ! Les lecteurs et lectrices qui me connaissent un peu dans ma vie virtuelle ne seront pas surpris. Pour les autres qui le sont, je peux les rassurer. Cet article n’est pas une erreur, car outre l’astronomie, je suis tombé amoureux d’un peintre et dessinateur, très novateur en son temps, Odilon Redon. Je lui consacre un autre blog : « Odilon Redon » et beaucoup de mon temps libre. C’est donc en faisant des recherches sur ce thème que je suis tombé en arrêt sur cette peinture. Elle m’amuse beaucoup, et me permet de concilier mes deux « violons d’Ingres », l’actualité astronomique et les arts graphiques. Un peu d’amusement en ce début d’été pour l’honorer à ma manière.

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Sarychev

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Sarychev

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Sarychev en éruption, crédit image NASA

Sarychev en éruption, crédit image NASA

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Et non il ne s’agit pas du champignon d’une bombe atomique testée récemment par une puissance asiatique. Mais l’action se situe bien au nord-est du Japon dans les îles Kouriles. Le volcan Sarychev est entré en éruption le 11 juin dernier. Ce cliché a été pris depuis la station spatiale internationale le 12 juin d’une altitude de 300 km. Sarychev est un volcan explosif, sa dernière éruption remontait à 1989. La colonne de cendres grises et brunes atteint une hauteur de 10 km. Tout autour d’elle l’onde de choc a chassé les nuages. Sa coiffe blanche est probablement un cocon de vapeur d’eau qui s’est condensé par le mouvement des masses d’air ascendantes. La colonne est d’ailleurs en train de la traverser. A sa base d’importants nuages de poussières recouvrent le relief à basse altitude. La trainée blanche dévalant les pentes du volcan est sans doute une coulée pyroclastique : une nuée ardente.

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Source : NASA

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27.6.2009

Haumea

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Haumea

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Haumea ; crédit image : NASA, ESA, A. Feild (STScI)

Haumea ; crédit image : NASA, ESA, A. Feild (STScI)

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Plan large : 469 x 650 pixels

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Peut-être vous souvenez-vous de la note du 22 avril 2008 consacrée à 2003 EL61. En septembre 2008 l’Union Astronomique Internationale a officiellement appelé Planète-naine Haumea cet étrange objet de la Ceinture de Kuiper (au delà de l’orbite de Neptune), d’après le nom de la déesse de l’accouchement à Hawaï.

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Découverte juste après Noël 2004, cet objet tourne sur lui-même en 4 heures, vitesse si rapide qu’elle explique sa forme en ballon de rugby. Haumea possède un diamètre équivalent à celui de Pluton mais seulement un tiers de sa masse. A cette époque 5 autres objets plus petits avaient été découverts sur une orbite similaire à Haumea. Ils sont maintenant une dizaine. A l’image de la déesse Haumea qui eut de nombreux enfants tous issus d’une partie d’elle, ces objets ont été nommés d’après ceux des dieux et déesses créés par Haumea, comme Hi’iaka et Namaka pour les deux plus importants. La découverte vient concrétiser l’idée émise par Mike Brown, un des découvreurs de Hauméa mais aussi d’Eris, qu’Haumea résulte de la collision de deux objets de taille importante dans l’histoire du système solaire.

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Haumea ainsi que Hi’iaka et Namaka sont extrêmement brillants ce qui implique qu’ils ne sont pas recouverts d’importantes couches de poussières mais plutôt de glace pure. Mike Brown se garde de donner une explication sur cet étrange phénomène. Haumea, comme toutes les planètes naines possède bien en son cœur un noyau rocheux mais pour l’instant il est impossible d’en annoncer la proportion en fer. Cela sera peut-être possible en observant depuis le sol, ou grâce à Hubble, un événement qui ne se produit que deux fois tous les trois cent ans : l’occultation d’Haumea par deux de ses satellites. Il se déroulera dans quelques semaines.

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Pour Mike Brown, il est probable que beaucoup d’autres objets issus de la collision primordiale sont encore à découvrir. Certains le sont certainement déjà, mais non répertoriés comme tels, car non mis en corrélation avec elle, d’autant qu’ils peuvent maintenant se trouver très loin de leur trajectoire initiale.

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Source : Space.com

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25.6.2009

Un océan salé sous la croûte d’Encelade

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Un océan salé sous la croûte d’Encelade

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Douches glacées d'Encelade ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Douches glacées d’Encelade ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 752 x 659 pixels

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Une des découvertes les plus sensationnelles effectuées par la sonde Cassini en orbite autour de Saturne depuis 2005 a été celle des extraordinaires geysers glacés s’échappant de la lune Encelade d’une zone, située près de son pôle sud, appelée les « griffes du Tigre ».

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Nous avons vu au fil des articles publiés ici l’émergence d’une idée étonnante : Encelade cacherait sous sa croûte glacée un « océan » liquide (voir entre autres la note du 08 février 2008). Une nouvelle étude à la une du mois de juin de la revue Nature vient apporter une nouvelle contribution à cette hypothèse.

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L’étude est signée par Frank Postberg, Institut Max Planck, Allemagne, et membre de l’équipe scientifique de Cassini. Lors de ses différents passages dans les panaches de vapeur d’eau glacée, Cassini a mobilisé tous ses instruments pour analyser la teneur des particules rencontrées. A chaque mesure, si la plupart des particules sont des molécules d’eau glacées, à chaque fois quelques unes sont reconnues comme du sodium. Outre celles constituées de notre sel de table, d’autres sont des carbonates légèrement alcalins équivalents sur Terre à notre soude.

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Or aucune trace de sodium n’a été détectée sur la surface glacée d’Encelade. Il provient de l’intérieur de la lune. Bien sur de telles mesures ne prouvent pas directement la présence d’un océan liquide salé sous la surface d’Encelade, mais constituent un indice supplémentaire venant concrétiser une telle hypothèse. Certains astrobiologistes imaginent, par ailleurs, quelles formes de vie, primitives bien sur, pourraient subsister dans une telle saumure qui semble bien exister aussi par exemple sous la croûte glacée d’Europe, satellite de Jupiter.

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Je me réjouis, au fil des années et des articles publiés sur ce blog, de pouvoir suivre en direct l’évolution de la connaissance scientifique et même l’apparition en son sein de nouvelles branches spécifiques aux environnements extraterrestres.

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Le prochain survol d’Encelade par Cassini aura lieu en novembre.

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Source principale : site Cassini

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23.6.2009

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

Le dernier regard de KAGUYA

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Pour faire suite à la note du 12 juin 2009, voici les dernières photos envoyées par la caméra haute définition de la sonde japonaise KAGUYA (SELENE) avant sa chute près du cratère Gill sur notre Lune le 11 juin 2009. Elles ont été envoyées à un rythme d’une toutes les minutes pendant que KAGUYA perdait de l’altitude avant son crash final. La dernière photo est pratiquement noire car la sonde était arrivée dans la zone d’ombre juste avant l’impact.

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KAGUYA 1 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 1 ; crédit image : JAXA, NHK

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74° latitude Sud, 261° longitude Est, altitude : 27,8 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 2 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 2 ; crédit image : JAXA, NHK

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77° latitude Sud, 261° longitude Est, altitude : 25,4 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 3 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 3 ; crédit image : JAXA, NHK

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79° latitude Sud, 261° longitude Est, altitude : 23,0 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 4 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 4 ; crédit image : JAXA, NHK

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81° latitude Sud, 261° longitude Est, altitude : 20,7 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 5 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 5 ; crédit image : JAXA, NHK

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83° latitude Sud, 261° longitude Est, altitude : 18,4 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 6 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 6 ; crédit image : JAXA, NHK

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86° latitude Sud, 262° longitude Est, altitude : 16,2 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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KAGUYA 7 ; crédit image : JAXA, NHK

KAGUYA 7 ; crédit image : JAXA, NHK

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89° latitude Sud, 266° longitude Est, altitude : 14,1 km

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 080 x 1920 pixels

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Source : JAXA

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21.6.2009

Canyons au sud de Titan

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

Canyons au sud de Titan

 

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Canyons au sud de Titan ; crédit image : NASA, JPL

Canyons au sud de Titan ; crédit image : NASA, JPL

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Plan large : 811 x 957 pixels

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Cette image a été prise par le radar installé sur la sonde Cassini le 21 mai 2009. Elle couvre une zone de 335 x 289 kilomètres située par 71° de latitude sud et 240° de longitude ouest sur la surface du plus gros satellite de Saturne : Titan.

Nous pouvons observer un réseau de canyons creusés par du méthane à l’état liquide. Ils s’écoulent des hauts plateaux de la droite de l’image vers la plaine à gauche. Les pluies de méthane sont probablement l’élément moteur de cette érosion en surface qui est travaillée par une histoire géologique complexe. Les terrains du bas de l’image sont interprétés comme de hautes falaises taillées dans la roche mère. L’arc sombre au centre correspond à une chaîne de montagnes.

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Source : site Cassini

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19.6.2009

Un Centaure s’envole vers la Lune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:40

Un Centaure s’envole vers la Lune

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LRO et LCROSS ; crédit image : NASA, United Launch Alliance, Pat Corkery

LRO et LCROSS ; crédit image : NASA, United Launch Alliance, Pat Corkery

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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La nouvelle mission présentée comme la première étape du programme prévoyant le retour des américains sur la Lune s’est envolée cette nuit, entre deux perturbations, à 21h32 GMT du Cap Canaveral.

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La fusée Atlas V emportait LRO pour Lunar Reconnaissance Orbiter et LCROSS pour Lunar Crater Observation and Sensing Satellite.

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LRO après un voyage de 4 jours se satellisera autour de la Lune avant de se stabiliser au bout de quelques mois à une altitude moyenne de 50 kilomètres de la Lune. Sa mission première est prévue pour une année. Elle devra cartographier complètement la Lune, et tout particulièrement la cinquantaine de sites prévus pour les atterrissages des futurs missions lunaires. Pour la première fois, un relevé des températures sera effectué pour l’ensemble de la Lune ainsi qu’une étude des radiations provenant de l’espace en prévision de futures implantations humaines.

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Les missions lunaires précédentes ont envisagé la présence d’eau dans des cratères constamment plongés dans l’ombre au niveau des pôles. Les résultats des études sont assez contradictoires. Si au niveau de l’équateur les températures jours sont de 116° C pour -168° C la nuit, dans les cratères ombragés des pôles elle est de -233°C ce qui permettrait à l’eau de subsister sous forme de glace. La présence d’eau est bien sur cruciale dans le dispositif permettant la présence d’homme en permanence sur la Lune.

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Pour l’instant en orbite autour de la Terre, le premier étage de la fusée Atlas, Centaure, viendra percuter un des cratères ombragés du pôle sud de la Lune le 09 octobre 2009, creusant un cratère de 20 mètres de diamètre et dispersant dans l’espace 350 tonnes de matière lunaire à plusieurs kilomètres d’altitude. 4 minutes plus tard suivra LCROSS. Celle-ci analysera les éjectas lunaires en y recherchant entre autre la présence d’eau. Elle s’écrasera à son tour sur la surface lunaire et créera un nouveau cratère de 14 mètres de diamètre en éjectant 150 tonnes de matériaux.

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Les crashs seront aussi bien sur observés depuis l’espace par les satellites lunaires comme LRO et Chandrayaan-1, spatiaux comme Hubble, et de la Terre par les grands observatoires ; les « amateurs » placés dans de bonnes conditions seront aussi sollicités par la NASA.

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Source principale : NASA

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15.6.2009

NGC 2613

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

NGC 2613

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NGC 2613 ; crédit image : ESO, IDA, Danish 1,5 m, R. Gendler, J. E. Ovaldsen, C. Thöne, C. Féron

NGC 2613 ; crédit image : ESO, IDA, Danish 1,5 m, R. Gendler, J. E. Ovaldsen, C. Thöne, C. Féron

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Plan large : 976 x 1 280 pixels

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Pour prendre de l’altitude face à la couverture nuageuse, ce soir apprécions cette magnifique galaxie spirale, assez rarement photographiée.

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L’image a été prise au foyer du Danish Telescope de 1,5 m, installé sur le site de l’ESO à La Silla au Chili, au travers de trois filtres.

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NGC 2613, tel est son nom, se situe dans la constellation australe du Compas, à 60 millions d’années lumière de nous.

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Source : ESO

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