des geysers de dioxyde de carbone sur Mars
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source Ron Miller (artiste) plan large
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Depuis longtemps les astronomes étaient intrigués par l’apparition, chaque printemps, de taches noires au niveau du pôle sud martien. Ils pensaient que la glace de dioxyde de carbone fondait laissant apparaître à nu le sol. Mais ce dénivelé ne correspondait pas à l’épaisseur normale de la calotte glacière.
Les nombreux clichés pris par les sondes Mars Odyssée et Mars Global Surveyor de la NASA, ont permis à trois chercheurs de résoudre l’énigme. Phil Christensen, Hugh Kieffer et Timothy Titus viennent de publier le 17 août 2006 un article dans la revue Nature donnant une toute autre explication à ce phénomène. Sur un endroit précis du pôle Sud, la surface pouvait rester immaculée pendant plus de 100 jours et seulement le temps d’une semaine naissaient des centaines de taches larges de 15 à 46 mètres. De même des cannelures sur la surface glacée convergeaient au niveau des taches, qui pouvaient réapparaitre d’une année sur l’autre au même endroit.
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” target=”_blank”>Plan large : 604 x 400 pixels
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Sur ces deux clichés pris par Mars Global Surveyor (largeur de l’image 3 km) nous voyons le réseau de taches noires sur la glace du pôle sud martien, à droite on distingue les cannelures relient les tâches.
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Ces vues ont été pris par la sonde Mars Odyssée. Ils combinent des images dans le visible et dans le proche infrarouge qui apportent des renseignements sur la température au sol.
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Ce réseau en forme de toile d’araignée se révèle lorsque le manteau de glace de dioxyde de carbone a disparu. C’est à leur point de convergence qu’apparaîtront les taches la saison suivante.
Les chercheurs ont établi le scénario qui permet d’expliquer ces curieuses taches. Pendant l’hiver martien, le pêle sud est plongé dans l’obscurité. Le dioxyde de carbone en suspension dans l’air se dépose alors en couche d’une épaisseur d’un mètre, recouvrant les dépots de sables et de poussières qui surplombent la calotte glacière permanente. Au printemps, la lumière du soleil traverse cette couche fraiche, réchauffe la zone de terre enfouie en-dessous qui à son tour sublime le dioxyde de carbone à son contact en gaz. La pression augmentant, le gaz se faufile dans des canelures, des conduits de passage et atteint la surface en emportant avec lui les poussières, ce qui crée les taches qui ne sont que le dépôt des poussières au sol. Selon Christensen, un astronaute se trouvant sur place sentirait le sol glacé trembler sous ses pieds, puis se verrait entouré de geysers hurlants tout autour de lui. La vitesse d’échappement des gaz est estimée pouvant atteindre 160 km/h ou plus !
Source NASA JPL
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