N49 de toutes les couleurs
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Les habitués de ce site savent que j’ai une prédilection pour deux galaxies satellites de notre Voie Lactée, les Nuages de Magellan, peut-être parce que probablement je ne les verrai jamais directement de mes yeux. D’autre part, j’aime aussi rechercher un peu ce qu’il y a derrière les clichés qui nous sont proposés par les agences spatiales. Bonheur, cette note-ci me permet de concilier ces deux intérêts.
Dirigeons-nous dans l’hémisphère Sud et plongeons notre regard vers le Grand Nuage de Magellan, situé à environ 160 000 années lumières de nous. L’objet N49 qui nous intéresse est une supernova, où plutôt les rémanents, les restes, que l’étoile en explosant à propulsé dans l’espace.
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Ce premier cliché a été enregistré par le télescope spatial Chandra qui regarde l’univers aux rayons X. La lumière bleue correspond aux gaz chauffés à plusieurs millions de degrés.
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Le deuxième cliché a été pris dans la gamme infrarouge par le télescope spatial Spitzer. Contrairement à l’habitude, la couleur rouge ne correspond pas aux poussières de la supernova, mais bien à ses gaz; ils sont moins chauds que ceux de l’image précédente.
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Cette troisième image a été prise elle dans la gamme du visible par le télescope spatial Hubble qui démontre la structure filamenteuse de N49 (en blanc et jaune)
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Et voici le bouquet final : l’image composite obtenue de la superposition des trois précédentes. Normalement les rémanents d’une supernova se propagent symétriquement dans l’espace. Pour N49 il est visible que dans toute la partie sud est la progression semble freinée par une zone plus dense de l’espace. Autre particularité de N49, l’étoile morte ne s’est pas transformée en « simple », mais en magnétar, une étoile à neutron fortement magnétisée qui tourne très rapidement sur elle-même et se déplace, depuis son explosion, à la vitesse fabuleuse de 1200 km/s.
Source principale : Chandra
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