Dans l’intimité de McNaught
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Revenons, le temps d’un article, à la grande surprise astronomique de ce début d’année : la comète McNaught.(voir note du 23 janvier 2007 et précédentes). Etant très proche du soleil, elle était inobservable pour les télescopes professionnels. Un de ceux de l’ESO, installé à La Silla au Chili, a pourtant relevé le défi.
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NTT crédit ESO
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La tâche a été dévolue au NTT (New Technology Telescope) Ce télescope est unique car il a été conçu pour pouvoir observer très bas sur l’horizon. Il n’est pas construit sous un dome pourvu d’une fente, c’est tout le bâtiment qui pivote avec lui selon les besoins. Le NTT a une autonomie de mouvement vertical et peut s’incliner bien plus bas que les télescopes classiques. Malgré sa capacité technique, les observations n’étaient pas faciles car McNaught n’était visible qu’une demie-heure après le coucher du soleil, bas sur l’horizon.
Les observations ont commencé à partir du 29 janvier 2007. Voici probablement les seules vues que nous pourrons jamais voir du noyau de McNaught. Elles ont été réalisées au travers de filtres destinés à mettre en évidence les gaz et les poussières émises par la comète.
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Noyau cométe McNaught
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Le noyau a en lui-même 25 km de diamètre. Les rayons du soleil viennent surchauffer la glace de surface, la vaporise entraînant la création de geysers de gaz et de poussières, suffisamment puissants pour s’étendre sur 13 000 km ! Nous pouvons discerner, sur le cliché du centre, trois jets prenant la forme d’un tourniquet tout autour du noyau en rotation. Les calculs sont en cours pour connaître la vitesse de rotation de McNaught sur elle-même. Le troisième cliché à droite s’intéresse au panache de poussières qui se développe en suivant la pression du vent solaire.
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Spectrographie de McNaught crédit ESO
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Le NTT est bien sur équipé d’un spectrographe qui permet de connaître la composition chimique de l’objet observé. J’évoque souvent ici les spectrographies au fil des notes. Voici l’occasion d’en observer une, celle de la comète et de sa queue sur une distance de 80 000 km. Chaque pointe démontre la présence d’un élément chimique particulier. Les astronomes ont relevé la présence, habituelle pour les comètes, de cyanure, carbone ou ammoniaque. Leurs mesures permettent d’apprécier la nature exacte d’une comète et son niveau d’activité. Mais, fait plus rare, une queue de sodium a été détectée. Pour Emmanuel Jehin de l’ESO cette présence peut s’expliquer par la vaporisation des grains de poussières eux-mêmes sous la chaleur du Soleil. Ils émettent alors des atomes de sodium. Cette comète est donc très active.
Ce phénomène a été observé autour de la Lune et de Mercure formant une très fine atmosphère. Autour de la Terre, une telle couche a aussi été repérée à une hauteur de 90 km. Elle s’expliquerait par la désintégration des météorites venant se consummer à très hautes vitesses dans notre atmosphère. Par ailleurs, c’est ce même principe qui, à usage domestique, explique la lumière orange produite par les lampadaires de nos rues.
Source ESO
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Bonjour JeanJacques ,, les jets autour du noyau ressemble a un syphon ,, j’ai appris cette semaine que lorsque l’on se trouvait dans l’hemisphere nord une baignoire se vidait en ayant l’eau qui tourbillonnait dans le sens des aiguilles d ‘une montre et vice versa dans l’hemisphere sud ,, cela n’a rien avoir avec votre billet mais j’avais envie de partager cela avec vous ,,
Bisoux bisoux a tout de suite
Catherine
Commentaire par chabada — 27.2.2007 @ 16:17
Bonsoir Catherine ! J’ai lu ce détail aussi, mais je ne suis pas persuadé de sa réalité. La force de Coriolis, celle qui fait que l’atmosphère, les masses nuageuses tournent dans un sens ou dans l’autre selon l’hémisphère, ne s’applique pas à de si petites échelles. Bonne soirée Catherine ! Je vais vous répondre. Bisous.
Commentaire par jjb — 27.2.2007 @ 17:47