Du ciel et de la terre

10.8.2007

Lumières dans le lointain

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:56

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Essayer d’apercevoir l’univers dans son lointain passé est une prouesse technique difficile à dépasser. C’est ce qu’a réalisé une équipe de scientifiques menée par Giovanni Fazio du Harvard Smithsonian Center for Astrophysics et dont les travaux sont en cours de parution dans l’Astrophysical Journal.

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Pour se faire, ils ont mobilisé toute une série d’instruments. L’aventure commence grace à la caméra AzTEC, installée au foyer du James Clerk Maxwell Telescope. AzTEC a mis en évidence plusieurs centaines de galaxies non encore découvertes dans les longueurs d’ondes millimétriques et submillimétriques.

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Les sept plus lumineuses ont été suivies dans le cadre du programme COSMOS (Cosmic Evolution Survey). Le télescope du Smithsonian (Smithsonian Submillimeter Array) a permis de les localiser très précisément confirmant qu’il s’agissait bien-là de véritables galaxies lointaines et non d’un amoncellement de petites galaxies.

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Les données ont été confrontées avec celles, effectuées spécialement pour l’occasion, par les télescopes infrarouge Spitzer, spatial Hubble et radio VLA ( Very Large Array).

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Résultat des calculs, cinq des galaxies visées se trouvent à environ douze milliards d’années de nous. L’Univers n’avait donc alors que moins de deux milliards d’années!

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Ci-dessous, voici les clichés obtenus pour trois des galaxies : à gauche celui d’AzTEC, au milieu le positionnement réalisé par le Smithsonian Submillimeter Array et à droite par Hubble. Pour les première et dernière galaxies, Hubble ne voit qu’un point extrêmement faible à peine détectable. Pour la seconde, Hubble ne voit rien du tout. Ce qui est du par leur éloignement et la quantité de poussières bloquant leur lumière « visible » jusqu’à nous.

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Crédit images de gauche à droite : Umass Amhert / Harvard-Smithsonian CfA / Cosmos ACS Team

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Plan large : 1 024 x 348 pixels

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Plan original : 2 646 x 900 pixels

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Crédit images de gauche à droite : Umass Amhert / Harvard-Smithsonian CfA / Cosmos ACS Team

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Plan large : 1024 x 348 pixels

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Plan original : 2 652 x 900 pixels

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Crédit images de gauche à droite : Umass Amhert / Harvard-Smithsonian CfA / Cosmos ACS Team

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Plan large : 1024 x 348 pixels

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Plan original : 2 650 x 900 pixels

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Crédit images de gauche à droite : Umass Amhert / Harvard-Smithsonian CfA / Cosmos ACS Team

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Comment expliquer une telle luminosité dans les longueurs d’ondes submillimétriques ?

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Les astronomes estiment qu’elle provient d’une flambée d’étoiles, c’est à dire d’un taux de naissance d’étoiles 1 000 fois supérieur à celui que connaît actuellement notre Voie Lactée par exemple. Les données enregistrées en infrarouge par Spitzer leur suggèrent aussi que nous voyons-là des collisions de galaxies qui vont donner naissance aux gigantesques et mystérieux quasars.

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Avec ces résultats, cette technique de recherche des galaxies éloignées dans la gamme d’onde submillimétrique semble très prometteuse pour les astronomes qui tentent de percer les mystères de notre « jeune » Univers. En conséquence, de nouvelles campagnes d’investigations vont être maintenant réalisées.

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Source : The Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics.

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3 commentaires »

  1. Voici que vient l’été la saison violente
    Et ma jeunesse est morte ainsi que le printemps
    O Soleil c’est le temps de la Raison ardente
    Et j’attends
    Pour la suivre toujours la forme noble et douce
    Qu’elle prend afin que je l’aime seulement
    Elle vient et m’attire ainsi qu’un fer l’aimant
    Elle a l’aspect charmant
    D’une adorable rousse

    Ses cheveux sont d’or on dirait
    Un bel éclair qui durerait
    Ou ces flammes qui se pavanent
    Dans les roses-thé qui se fanent

    Mais riez riez de moi
    Hommes de partout surtout gens d’ici
    Car il y a tant de choses que je n’ose vous dire
    Tant de choses que vous ne me laisseriez pas dire
    Ayez pitié de moi

    G.Apollinaire extrait de ‘ la jolie rousse ‘

    Une pensee aussi pour le voleur d’orange mais qui a volé l’orange du marchand ? et les oarnages amères d Haricot Macias ( rire ) mais il y a aussi de Prevert les ecorces d’orange mais celà est une autre histoire que je vous conterais un autre soir , dors ange ! des bises …
    Promis rien fume c’etait l’humeur du soir
    Catherine

    Commentaire par Catherine — 18.8.2007 @ 22:46

  2. Et c’était une très bonne humeur Catherine ! Merci pour ce poème et cette symphonie orange !

    Commentaire par jjb — 19.8.2007 @ 6:40

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