Au coeur de la fourmi
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Nous avons souvent ici l’opportunité d’admirer les nébuleuses planétaires, ces immenses bulles de gaz et de poussières éjectées dans l’espace par les étoiles en fin de vie.
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Un article consacré à la nébuleuse de la Fourmi, vient d’être proposé à publication dans le journal Astronomy and Astrophysics. L’équipe qui a réalisé ses observations grâce aux instruments du VLT de l’ESO était composée de : O. Chesneau et A. Spang (Observatoire de la Côte d’Azur, France), F. Lykou, E. Lagadec, et A.A. Zijlstra (University of Manchester, UK), B. Balick (University of Washington, Seattle, USA), M. Matsuura (NAOJ, Tokyo, Japan), N. Smith (University of California, USA), et S. Wolf (Max-Planck-Institute for Astronomy, Heidelberg, Germany).
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La nébuleuse de la Fourmi ou Menzel 3 est située dans la Constellation de la Règle, à 5 000 années lumière de nous. Sa forme caractéristique lui a valu son surnom. Elle fut aussi appelée dans les années 50, devant la complexité de l’agencement de ses lobes, la « chambre des horreurs » des nébuleuses planétaires. L’étoile centrale brille comme 10 000 soleils et sa température de « surface » atteint 35 000 ° Celsius.
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Les astronomes se demandent, depuis longtemps, comment un objet sphérique, (l’étoile), peut développer de telles formes autour de lui. Une des réponses communément admises tient dans l’existence d’anneaux pouvant dévier ses rejets de matière dans l’espace. Pour Olivier Chesneau, responsable de l’équipe, la plupart des instruments d’observation ne sont pas assez sensibles pour débusquer de tels disques et encore moins les étudier.
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Puisque même les télescopes de 8,2 du VLT n’y arrivent pas séparément, alors autant en utiliser deux. C’est ce qui a été réalisé grâce au principe d’interférométrie. La lumière de deux des quatre télescopes du VLT pointés sur la nébuleuse de la Fourmi, a été combinée à l’aide d’un instrument travaillant dans le mi-infrarouge : MIDI. (l’observation infrarouge permet de mettre en évidence les poussières spatiales)
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Plan large : 1 024 x 705 pixels
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Plan original : 2 141 x 1 475 pixels
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Crédit image : Stephane Guisard/ESO
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L’encadré de l’image ci-dessus, nous montre l’anneau de silicates découvert par les scientifiques. Situé à une distance de 250 UA de l’étoile, il s’étend sur 9 UA ( UA = unité astronomique, soit la distance moyenne Terre-Soleil, un peu moins de 150 millions de km). A cette distance la prouesse technique équivaut à repérer de la Terre, un immeuble de deux étages sur la lune. Il est bien perpendiculaire à l’axe des lobes de la nébuleuse, et contient 1/100 000 de la masse du Soleil et 100 fois moins que celle mesurée dans les lobes bipolaires.
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Ce disque ne possède pas assez de matière pour pouvoir influer sur les éjections de l’étoile. Il est probablement aussi jeune que la nébuleuse. L’équipe scientifique avance alors une autre explication possible à la complexité de la nébuleuse de la Fourmi. La présence, non encore démontrée, car cachée par les poussières, d’un compagnon stellaire plus jeune à l’étoile moribonde. Leur interaction pourrait engendrer les événements cataclysmiques créateurs des lobes complexes. Les astronomes vont donc retourner à leurs observations pour tenter de localiser ce compagnon mystérieux.
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Source principale : ESO
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