NGC 3242, le Fantôme de Jupiter
NGC 3242, le Fantôme de Jupiter
.
Le terme de nébuleuse planétaire a été inventé au 18ème siècle par William Herschel pour qualifier les tâches floues vues par les télescopes rudimentaires de cette époque car elles lui semblaient similaires à l’aspect des planètes gazeuses comme Jupiter ou Saturne.
.
Voici une de ces nébuleuses planétaires découverte par l’astronome en 1785. Cataloguée sous le n° NGC 3242, elle est aussi surnommée Jupiter’s ghost, le Fantôme de Jupiter. Située entre 1 400 et 2 500 années lumière de nous dans la constellation de l’Hydre, il ne s’agit bien sur pas d’une planète géante mais du reste incandescent d’une étoile de faible masse comme notre Soleil.
.

NGC 3242, le Fantôme de Jupiter ; crédit image : NASA, JPL-Caltech
.
Plan large : 1 024 x 808 pixels
.
Plan très large : 3 000 x 2 366 pixels
.
Ces étoiles, en vieillissant, lorsqu’elles épuisent leur réserve d’hydrogène et d’hélium, gonflent énormément au stade de géante rouge, puis dans leurs derniers souffles expulsent la majeure partie de leurs enveloppes dans l’espace. Ne reste plus alors que le cœur brillant et très chaud de carbone, d’oxygène et d’éléments lourds de l’étoile. Elle est devenue une naine blanche.
.
Ce cliché a été pris par GALEX, le satellite spatial ultraviolet de la NASA. La naine blanche est très brillante dans cette longueur d’onde. Sa lumière ionise à son tour les nuages de gaz l’environnant, qui sont soit les restes expulsés de l’étoile, soit un nuage de gaz interstellaire qui, par hasard, est très proche de NGC 3242. Ce spectacle est éphémère du point de vue astronomique, car une naine blanche perd son éclat très rapidement en se refroidissant. Dans une dizaine de milliers d’années l’étoile aura éteint ses feux et quittera sa scène de lumière pour retourner dans l’obscurité de l’espace.
.
Source : site GALEX
.








































































