Rayon X : détails sur l’intimité d’un trou noir supermassif
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Rayon X : détails sur l’intimité d’un trou noir supermassif
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Vue d’artiste d’un trou noir supermassif au centre d’une galaxie ; crédit image : ESA, C. Carreau
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Plan large : 900 x 1 200 pixels
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Une équipe d’astronomes dirigée par le professeur Andrew Fabian, de l’Université de Cambridge, a monopolisé pendant quatre fois 48 heures, en janvier 2008, le télescope spatial rayons X de l’ESA, pour observer une galaxie très lointaine dénommée 1H0707-495. Celle-ci est connue pour contenir en son cœur un trou noir supermassif. Les forces colossales en œuvre à proximité de tels objets émettent de forts rayonnements et dans la gamme des rayons X la présence des trous noirs se révèle par leur luminosité exceptionnelle. La finesse des observations a permis de cerner l’activité du trou noir dans son proche environnement.
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Pour simplifier les résultats, pour la première fois deux raies d’émissions de fer très particulières ont été mises en évidence dans le disque d’accrétion d’un trou noir. Elles impliquent que dans le noyau de la galaxie la présence de fer y est bien plus importante que partout ailleurs dans son pourtour.
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D’autres mesures apportent des précisions encore plus étonnantes. La masse du trou noir est estimée être équivalente entre 3 et 5 millions de masses solaires. Sa vitesse de rotation et sa capacité d’absorption de la matière environnante semblent être à la limite de la théorie connue. A noter que la matière ne tombe pas dans un trou noir comme le fait souvent penser l’image du tourbillon d’eau s’enfonçant dans le siphon de l’évier. La chute de matière est beaucoup plus chaotique et impressionnante puisque le trou noir supermassif de 1H0707-495 avale l’équivalent de la masse de deux Terres toutes les heures… !
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Source : ESA, Space Science
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