Les chaleurs de Vénus
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Les chaleurs de Vénus
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Carte des températures au sol de Vénus ; crédit : ESA, VIRTIS, INAF-IASF, Obs. de Paris-LESIA
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Plan large : 1 016 x 1 024 pixels
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Plan très large : 1 811 x 1 825 pixels
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Voici une carte nous présentant la répartition des températures au sol de notre planète jumelle : Vénus. Centrée sur le pôle sud vénusien, elle a été réalisée à partir de plus de mille mesures effectuées entre mai 2006 et décembre 2007 par l’instrument VIRTIS installé sur la sonde Venus Express de l’ESA, d’une altitude de 60 000 km.
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Vénus est entourée d’une épaisse couche nuageuse et il est bien sur impossible d’en voir directement le sol. Si la gamme des ondes optiques est inutilisable, celle des rayonnements infrarouges permet d’en percer les nuages.
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Vénus, ont s’en doute, est torride. Les températures vont de 442° C en rouge à 422° C en bleu. Les températures les plus élevées se retrouvent à basse altitude et inversement les plus froides en haute altitude.
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L’infrarouge permet de déterminer la chaleur du sol, mais aussi, par déduction, la composition des matériaux qui le constituent. Or les données enregistrées par VIRTIS, sans apporter une preuve absolue, viennent concrétiser une théorie de l’évolution géologique vénusienne : les hauts plateaux vénusiens semblent bien être les restes d’anciens continents autrefois entourés d’océans et ayant présentés une activité volcanique importante.
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Les huit atterrisseurs soviétiques précédents ont trouvé des roches basaltiques sous leurs pieds. Vus par VIRTIS les plateaux Phoebe et Alpha Regio ont une apparence très similaire au granit sur notre Terre. Or le granit se forme dans les mouvements convectifs du manteau d’une planète engendrés par un système de tectonique des plaques en présence d’océan liquide.
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Il est difficile d’identifier si le volcanisme est encore actif sur Vénus. Certaines parties de la surface vénusienne montrent des zones très sombres analogues à des écoulements récents de laves. Nils Müller, de l’Université de Münster et du DLR, Berlin, membre de l’équipe qui a préparé la carte, nous rappelle que Vénus, comme notre Terre, est une grosse planète, possédant un cœur radioactif. Ce qui implique, en toute logique, un volcanisme encore actif. Pour lui, et je pense pour beaucoup de planétologues, le meilleur moyen de vérifier « in situ » la théorie, est d’envoyer une nouvelle sonde se poser sur les hauts plateaux.
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Source : Venus Express, site ESA
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Voir article sur le même sujet du 09 novembre 2007
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