Du ciel et de la terre

28.2.2010

NGC 1427A : un boomerang dans l’espace

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:50

NGC 1427A : un boomerang dans l’espace

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Après le Petit et le Grand Nuages de Magellan, restons dans le domaine des galaxies naines irrégulières.

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NGC 1427A ; crédit image : ESO

NGC 1427A ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 1 020 pixels

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Plan très large : 1 935 x 1 927 pixels

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NGC 1427A se situe à une soixantaine d’années lumière de nous dans la Constellation du Fourneau. Elle traverse l’amas galactique du Fourneau à la colossale vitesse de 2 millions de km/h en subissant l’attraction gravitationnelle de ses grandes voisines. Ce qui explique son aspect tourmenté et la création de toute une nouvelle génération d’étoiles qui apparaissent du fait de son déplacement rapide s’étaler sous forme d’un boomerang.

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Cette image a été réalisée au travers de filtres par l’instrument FORS, monté sur l’un des quatre télescopes de 8,2 mètres du Very Large Telescope de l’ESO, construit au sommet du Cerro Paranal au Chili.

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Source : ESO

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26.2.2010

NGC 346

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:50

NGC 346

 

Ce soir, je me fais plaisir, et j’espère vous en faire autant en retournant vers mes chouchous de l’espace : les Grand et Petit Nuages de Magellan : deux galaxies naines, satellites de notre Voie Lactée, visibles à l’œil nu, mais malheureusement uniquement de l’hémisphère Sud.

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Donc dirigeons nos regards vers le Petit Nuage de Magellan, situé à 210 000 années lumière de nous dans la constellation australe du Toucan.

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Petit Nuage de Magellan, autour de NGC 346 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2, Davide De Martin

Petit Nuage de Magellan, autour de NGC 346 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2, Davide De Martin

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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Pour découvrir cette magnifique nébuleuse dénommée NGC 346. Le cliché a été réalisé au travers de filtres par l’instrument Wield Field Imager installé au foyer du télescope de 2,2 mètres MPG de l’ESO, construit sur le site de La Silla au Chili.

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NGC 346 ; crédit : ESO

NGC 346 ; crédit : ESO

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

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NGC 346 s’étend sur environ 200 années lumière, soit cinquante fois la distance de notre soleil à l’étoile la plus proche. Il s’agit d’une pouponnière d’étoiles ; elles sont toutes nées de l’effondrement d’un même nuage de gaz primordial. NGC 346 est dite une nébuleuse par émission, c’est à dire que les gaz qu’elle contient ont été chauffés par les radiations des jeunes étoiles jusqu’à ce qu’ils émettent leur propre lumière.

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Beaucoup des étoiles de NGC 346 sont très jeunes, quelques millions d’années seulement. Les vents puissants émis par une jeune étoile supermassive irradient les nuages de gaz environnants nous offrant ce magnifique spectacle de dentelle cosmique ou de toile d’araignée céleste. Ils sont compressés, accélérant l’effondrement du nuage de gaz primordial et permettant ainsi la formation de très nombreuses jeunes étoiles. Celles-ci apparaissent donc pratiquement simultanément et forment un amas d’étoiles dans une zone relativement restreinte de l’espace. NGC 346 est un amas d’étoile dit ouvert car la gravité globale des étoiles n’est pas suffisante pour les lier durablement durant de longues périodes. Elles vont s’éparpiller seules ou par couples dans le Petit Nuage de Magellan. Et qui sait, en fonction des interactions complexes entre la galaxie naine et la nôtre, certaines au cours des milliards d’années seront peut-être incorporées au sein de notre Voie Lactée.

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Source : ESO

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24.2.2010

Encelade : les geysers glacés, détails de Baghdad Sulcus

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

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Encelade : les geysers glacés, détails de Baghdad Sulcus

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Nous avons souvent eu l’occasion d’évoquer ici les étonnants geysers émanant d’une région dénommée « les griffes du Tigre » près du pôle sud d’Encelade, lune glacée de Saturne.

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CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de la sonde Cassini, vient de publier de nouveaux clichés pris lors du survol d’Encelade du 21 novembre 2009. Ils sont les plus détaillés réalisés en lumière visible.

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Geysers d'Encelade ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Geysers d’Encelade ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 633 x 1 024 pixels

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Plan très large : 977 x 1 580 pixels

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Cette image a été créée à partir de la juxtaposition de deux clichés pris d’une distance de 14 000 km d’Encelade.

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Une trentaine de geysers sont discernables dont une vingtaine n ‘avaient jamais été identifiés auparavant. A noter qu’au moins un des geysers a perdu de son intensité par rapport aux observations précédentes.

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Contexte Encelade, Baghdad Sulcus : crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Contexte Encelade, Baghdad Sulcus : crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 016 x 1 016 pixels

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Voici la région des « Griffes du Tigre » vue par la caméra grand angle de Cassini d’une distance de 2 000 km d’Encelade avec une résolution de 116 mètres par pixel.

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L’encadré permet de situer Baghdad Sulcus qui sera détaillée dans les vues suivantes.

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Baghdad Sulcus ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Baghdad Sulcus ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 561 pixels

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Plan très large : 5 855 x 3 205 pixels

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Baghdad Sulcus se poursuit sur près de 175 km de long jusqu’au pôle sud d’Encelade. Cette mosaïque d’images nous permet d’en suivre près de 40 kilomètres. Les clichés ont été pris d’une altitude de 2 000 à 3 000 km avec une résolution allant jusqu’à 11 mètres par pixel !

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Baghdad Sulcus s’étend ici transversalement ; ses vallées en forme de V ont une profondeur de 500 mètres. Les flancs des fractures semblent enduits de dépôts lisses de particules émanant des geysers, ponctués de blocs de glaces larges de plusieurs dizaines de mètres.

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Baghdad Sulcus, données spectromètre ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Baghdad Sulcus, données spectromètre ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 561 pixels

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Plan très large : 5 855 x 3 205 pixels

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Sur l’image précédente ont été juxtaposées les données enregistrées par le spectromètre infrarouge de la sonde Cassini. Les couleurs ne reflètent pas directement la chaleur au fond des failles car elles tiennent compte de la réflexion de la lumière solaire sur la glace. Toujours est-il que les points les plus « chauds » d’où jaillissent les geysers atteignent – 93° C alors que la température de surface d’Encelade est normalement de l’ordre de – 198° C.

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Pour mémoire la communauté scientifique tend de plus à penser que la croûte glacée d’Encelade cache une importante cavité d’eau liquide.

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Source principale : CICLOPS

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22.2.2010

Partie carrée : les noces d’Hickson 31

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Partie carrée : les noces d’Hickson 31

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Un article paru dans la version de février d’Astronomical Journal vient de faire sensation dans la communauté scientifique. Il est signé par une équipe internationale de chercheurs dirigée entre autres par Pat Durrell (Youngstown State University).

Ils ont découvert l’équivalent d’un dinosaure vivant dans le bestiaire des objets cosmiques.

La création d’une galaxie comme la nôtre se décide dès les premiers milliards d’années de l’histoire de l’Univers par fusion des premières galaxies naines.

Or les chercheurs ont découvert l’équivalent d’un tel processus presque à notre porte puisque l’action se situe à « seulement » 166 millions d’années lumière de nous (Eridan).

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Hickson 31 ; crédit image : NASA, ESA, English (U. Manitoba), Gallagher (U. Western Ontario)

Hickson 31 ; crédit image : NASA, ESA, English (U. Manitoba), Gallagher (U. Western Ontario)

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Plan large : 1 024 x 819 pixels

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Plan très large : 3 000 x 2 400 pixels

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Voici Hickson Compact Group 31, image composite, réalisée dans le visible à partir des données enregistrées par le télescope spatial Hubble, dans l’infrarouge par le télescope spatial Spitzer et dans l’ultraviolet par le télescope spatial GALEX.

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L’objet le plus brillant à gauche, déformé, est le résultat de la collision de deux galaxies naines. La galaxie naine en forme de cigare au dessus est aussi en interaction avec elles. Des « ponts » d’étoiles les relient, de même qu’une longue ligne d’étoiles rattache le quatrième membre du groupe en bas à droite. L’étoile brillante au milieu est bien sur une étoile du premier plan. Chaque galaxie naine à une taille équivalente à celle du Grand Nuage de Magellan, galaxie naine satellite de la Voie Lactée.

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Les plus vieilles étoiles de ces galaxies ont environ 10 milliards d’années.

Il est possible que ces galaxies naines n’ont pu fusionner pendant toute cette période car elles se trouvent dans une zone particulièrement peu peuplée de l’Univers. Maintenant le processus est entamé, entraînant la création d’une myriade de nouvelles étoiles ; ces galaxies sont très riche en gaz (hydrogène), matière première pour la formation des étoiles. Ensembles elles occupent un volume de 75 000 années lumière, c’est dire moins grand que notre Voie Lactée. Les astronomes ont observés les points les plus brillants, chaque amas contient au moins cent mille étoiles à peine âgées de 10 million d’années chacune !

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A ce rythme de croissance, et en analysant les vitesses de déplacement des galaxies naines relativement lentes, les astronomes estiment qu’Hickson 31 se sera transformé dans un milliard d’année en une galaxie elliptique unique, forme d’évolution ultime pour une galaxie. Hickson 31 aura rattrapé en un « clin d’œil » son retard de croissance !

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Source principale : Hubblesite

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20.2.2010

NGC 4945

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 14:00

NGC 4945

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NGC 4945 ; crédit image : ESO, IDA, Gendler et Trône

NGC 4945 ; crédit image : ESO, IDA, Gendler et Trône

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Plan large : 621 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 800 x 2 970 pixels

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Pour compléter la note du 3 septembre 2009, voici un nouveau cliché de la galaxie NGC 4945, située à 13 millions d’années lumière dans la constellation du Centaure. Il a été réalisé au travers de filtres par le télescope danois de 1,5 mètres installé sur le site de l’ESO à La Silla au Chili.

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NGC 4945 est considérée par les astronomes comme posséder une forme très proche de celle de notre galaxie : une spirale barrée. Mais contrairement à notre Voie Lactée elle possède un trou noir central supermassif d’un million de masses solaires et très actif. A ce titre, NGC 4945 est classifiée comme AGN ( Active Galactic Nucleus).

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Source : site ESO

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18.2.2010

Mars : cratère Mojave

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:20

Mars : cratère Mojave

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Pour aujourd’hui, je vous propose une vue inhabituelle du cratère Mojave situé sur Mars par 327,0° de longitude est et 7,5° de latitude sud. D’un diamètre de 60 kilomètres, il est l’un des plus récents des grands cratères martiens. Par recoupement avec les plus petits cratères qui le ponctuent son âge est estimé à une dizaine de millions d’années.

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Cratère Mojave, crédit image, NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

Cratère Mojave, crédit image, NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

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Plan large : 568 x 1 024 pixels

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Plan très large : 771 x 1 389 pixels

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Il peut donc être étudié comme un spécimen des processus géologiques participant à la formation de ce type de cratère, car il n’a pas encore été beaucoup modifié par les processus d’érosion. Par exemple, sa profondeur de 2,6 kilomètres témoigne de la quasi-absence de remplissage par les phénomènes érosifs.

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Les vues ci-dessous sont numériques, supérieures dans le détail aux images stéréoscopiques classiques. Elles ont été obtenues à partir des données enregistrées par la caméra haute résolution HiRISE installée sur la sonde Mars Reconnaissance Orbiter de la NASA en 2006 puis en 2007.

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Cratère Mojave, détail numérique, crédit image, NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

Cratère Mojave, détail numérique, crédit image, NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

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Plan large : 838 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 310 x 1 601 pixels

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Ici, la portion numérisée s’étend sur une longueur de 20 kilomètres pour une largeur de 5 kilomètres, au travers de la jante nord-ouest du cratère. Pour accentuer le relief l’échelle des verticales est le triple de celle des horizontales. Ce qui permet de mettre en valeur l’ensemble des matériaux accumulés derrière le substrat rocheux. Les scientifiques estiment qu’il est constitué des éjectas fondus lors de l’impact et capturés par la terrasse nouvellement formée el les masses rocheuses profondes mises à nues par l’impact.

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Les rigoles et canaux visibles sont plus intrigants. L’impact a fait fondre les couches d’eau glacée souterraines. Celles-ci ont ruisselé le long des pentes et ont même pu se transformer en pluies locales ou en neige malgré les conditions peu propices régnant sur la surface martienne. Événement qui est en corrélation avec la lointaine histoire de la planète rouge : il y a 3,9 milliards d’année, Mars a connu une période d’intense bombardements de gros objets ; à cette époque sa surface, particulièrement son hémisphère nord, était recouverte d’une importante quantité d’eau.

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Cratère Mojave, détail numérique 2 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

Cratère Mojave, détail numérique 2 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, University of Arizona

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Plan large : 928 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 519 x 1 676 pixels

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Détail de la vue précédente, couvrant du haut en bas une distance de 3,5 kilomètres.

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Source principale : site JPL-Caltech, Photojournal

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17.2.2010

Calypso

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 12:10

Calypso

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Calypso ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Calypso ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Je m’aperçois que ce blog ne proposait aucun cliché de Calypso, petite lune de Saturne à la forme irrégulière d’une longueur de 20 kilomètres.

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Voici donc Calypso, photographiée par la sonde Cassini, le 13 février 2010, d’une distance de 23 000 kilomètres. La résolution sur la surface de la lune est de 135 mètres par pixel.

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Les scientifiques soupçonnent Calypso de ne pas être un corps rocheux unique mais plutôt un conglomérat de glaces et de poussières, ce qui expliquerait l’aspect de sa surface très lisse pour un tel corps. Sa couleur blanche suggère aussi qu’elle est alimentée par des particules de « glace fraîche » en provenance de l’anneau E de Saturne.

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Calypso orbite autour de Saturne suivant la lune plus importante Téthys elle-même précédée par une autre petite lune Télesto.

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Sources principales :

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CICLOPS

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APOD

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15.2.2010

Sharpless 2-106 : la vie turbulente d’une jeune étoile massive

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:40

Sharpless 2-106 : la vie turbulente d’une jeune étoile massive

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Dans l’article précédent était évoquée la jeunesse turbulente des étoiles.

En voici un exemple plus détaillé : nous nous rendons dans la Constellation du Cygne à 2 000 années lumière de nous.

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Sharpless 2-106 ; crédit image : Gemini Observatory, Aura, Travis Rector (U. Alaska Anchorage)

Sharpless 2-106 ; crédit image : Gemini Observatory, Aura, Travis Rector (U. Alaska Anchorage)

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Plan large : 1 000 x 953 pixels

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Cette nébuleuse a pour nom de code Sharpless 2-106 et s’étend sur deux années lumière de longueur pour un diamètre d’une demie année lumière. L’étoile centrale n’est pas visible ici, cachée par les nuages de poussière. Sa masse est estimée à 15 fois celle de notre soleil, elle est âgée d’environ 100 000 ans. Les étoiles massives ont une vie très brève à l’échelle astronomique. Dans leur enfance, elles émettent de puissants vents à partir de leur deux pôles, éjectant leur matière à des vitesses de l’ordre de 200 kilomètres par seconde. Ce qui explique le forme très caractéristique de sablier bipolaire de la nébuleuse.

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Ce cliché a été obtenu au travers de filtres par le spectrographe installé au foyer du télescope Gemini Nord construit sur le Mauna Kea à Hawaï. Les études permettent de détecter dans cette zone la formation de nombreuses proto-étoiles. Dans l’avenir devrait apparaître un groupe compact de cinquante à cent étoiles qui quitteront peu à peu leur pouponnière d’étoiles pour vagabonder comme le fait notre Soleil depuis 5 milliards d’années tout autour de la Voie Lactée.

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Source : site Gemini

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13.2.2010

Infrarouge : Orion M42 par VISTA

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:00

Infrarouge : Orion M42 par VISTA

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Nébuleuse d'Orion en infrarouge, crédit image : ESO, J. Emerson, VISTA, CASU

Nébuleuse d’Orion en infrarouge, crédit image : ESO, J. Emerson, VISTA, CASU

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Plan large : 1 024 x 833 pixels

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Plan très large : 4 000 x 3 252 pixels

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Les clichés de la nébuleuse d’Orion située à 1350 années lumière de nous sont très habituels en astronomie, car cette vaste pépinière d’étoiles est très spectaculaire au regard. En voici une nouvelle version réalisée en infrarouge par VISTA, la dernière acquisition de l’ESO installée sur le mont Paranal au Chili. Un bijou de technologie au miroir principal de 4,1 mètres de diamètre destiné à scruter le ciel dans la gamme des infrarouges.

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Cette technique permet de regarder les étoiles même encore cachées dans leurs limbes de poussières.

Les curieux traits rouges au dessus du centre de l’image ne sont pas détectables en visible. Ils correspondent aux vents violents émis par de jeunes étoiles à plus de 700 000 km/h venant se heurter aux gaz interstellaires. Les étranges comportements des bouillonnantes étoiles non encore matures peuvent ainsi être mieux suivis.

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VISTA n’est encore qu’au tout début de son programme de surveillance du ciel, et les chercheurs attendent beaucoup de découvertes de l’analyse des données qu’il va fournir à la communauté scientifique.

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Source : ESO

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11.2.2010

Mars : plongée dans la fosse aux sirènes

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:00

Mars : plongée dans la fosse aux sirènes

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Ce soir avec l’ESA (Agence spatiale européenne) je vous invite à une nouvelle excursion sur Mars. Comme à l’habitude, voici tout d’abord la carte de contexte :

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Sirenum Fossae, carte contexte, crédit image FU Berlin, Mola

Sirenum Fossae, carte contexte, crédit image FU Berlin, Mola

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Plan large : 1 016 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 640 x 1 653 pixels

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Nous nous dirigeons vers une vaste zone s’étendant sur 2 500 km au sud de l’énorme dôme volcanique de Tharsis. Ici notre point de contact sera centré par 28° latitude sud et 185° longitude est, au nord du cratère Magelhaens.

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Sirenum Fossae ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Sirenum Fossae ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large: 562 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 373 x 2 500 pixels

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Cette vue, enregistrée par la caméra haute résolution installée sur la sonde martienne européenne Mars Express, couvre une région de 230 x 127 kilomètres de côté avec une résolution au sol de 29 mètres par pixel.

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Sirenum Fossae, annoté ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Sirenum Fossae, annoté ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large: 562 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 373 x 2 500 pixels

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D’une façon globale les hauts plateaux de l’hémisphère sud martien sont plus anciens que les basses terres de l’hémisphère nord ; les cratères dépassant 50 km de diamètre y sont plus courants comme l’étaient les collisions avec des objets correspondants dans les temps antiques du système solaire.

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Encadré 1 : le grand cratère possède un diamètre de 50 kilomètres, il est très ancien.

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Un large système de vallées est très visible dans l’encadré 2, les deux lignes parallèles visibles à sa gauche correspondent à un graben, un fossé d’effondrement probablement conséquence de l’activité transmise à la croûte martienne par l’émergence de la région volcanique de Tharsis dont fait partie Olympus Mons (il recouvre à lui seul une surface équivalente à celle de la France et est le plus grand volcan du système solaire).

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Le cratère central de l’encadré 3 de 28 km de diamètre est encore relativement jeune car son pic central est peu érodé. Il jouxte un très grand cratère de 56 km de large, très ancien car très érodé, ainsi qu’un autre de 36 km de diamètre. Le petit cratère est beaucoup plus récent et présente un diamètre de 9 kilomètres. Quatre générations de cratères se côtoient donc sur cette petite surface martienne.

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Après ces quelques explications, voici le moment venu de laisser libre cours à notre imagination en nous promenant sur ces trois vues en perspectives réalisées par les équipes de la Freie Universität Berlin et de G. Neukum, le concepteur de la caméra haute-résolution de Mars Express.

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Sirenum Fossae, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Sirenum Fossae, perspective 1 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Sirenum Fossae, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Sirenum Fossae, perspective 2 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Sirenum Fossae, perspective 3 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

Sirenum Fossae, perspective 3 ; crédit image : ESA, DLR, FU Berlin (G. Neukum)

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 406 x 2 500 pixels

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Source : ESA Space Science

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