Du ciel et de la terre

31.3.2010

Gum 19, un Janus éphémère : mi ange de lumière – mi ange des ténèbres

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:10

Gum 19, un Janus éphémère : mi ange de lumière – mi ange des ténèbres

.

Pour l’instant, levons les yeux vers la Constellation des Voiles et admirons ce superbe cliché réalisé dans la cadre du programme de suivi du ciel : Digital Sky Survey 2

.

Autour de Gum 19 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2

Autour de Gum 19 ; crédit image : ESO, Digital Sky Survey 2

.

Plan large : 768 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

.

Ce soir notre destination est Gum 19, une nébuleuse aux deux visages, située à 22 000 années lumière de nous. Elle peut ressembler de loin à un ange, mais l’une de sa moitié est éclairée, entre autres, par l’intense lumière émise par la supergéante bleue V391 Velorum, tandis que l’autre est sombre, obscurcie par d’épais nuages de poussières et de gaz

.

Gum 19 ; crédit image : ESO

Gum 19 ; crédit image : ESO

.

Plan large : 768 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

.

Voici Gum 19 obtenu dans le proche infrarouge par l’instrument SOFI (fils d’Isaac)) installé au foyer du New Technology Telescope de l’ESO, situé sur le site de La Silla au Chili.

.

A l’échelle humaine l’ange Gum 19 peut sembler éternel, pourtant il ne fait que passer brièvement dans le temps de l’Univers.

.

D’une part l’étoile V391 Velorum est une supergéante bleue à l’activité très chaotique. Sa surface atteint les 30 000° C !. Cette étoile instable va dans l’avenir finir sa vie dans l’apothéose d’une supernova. Son souffle va profondément modifier les nuages de gaz et de poussières environnants.

.

D’autre part la vision infrarouge de SOFI a permis aux scientifiques de détecter au sein des sombres nuages de poussières, la genèse de nouvelles étoiles. Celles-ci ne sont pas encore arrivées à maturité ; dans leurs cœurs, les réactions thermonucléaires n’ont pas encore débuté. Lorsqu’elles s’embraseront dans quelques millions d’années, elles modifieront, elles aussi profondément leur environnement.

.

Gum 19, un ange passe : Janus bientôt changera de visage ; ainsi sont les millions d’années pour l’Univers…

.

Source principale : site ESO

.

29.3.2010

Mimas et Herschel

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Mimas et Herschel

.

La sonde Cassini a survolé la lune de Saturne Mimas (396 km de diamètre) le 13 février 2010 à une altitude de 9 500 km.

.

Mimas et Herschel ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Mimas et Herschel ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

.

Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 2 800 x 2 800 pixels

.

Cette vue a été réalisée à partir de clichés pris d’une distance de 30 000 kilomètres avec une résolution sur Mimas de l’ordre de 180 mètres par pixel. Elle nous permet une vue d’ensemble de la lune, centrée sur le grand cratère Herschel (130 km de diamètre).

.

L’impact qui a créé Herschel a bien failli détruire complétement Mimas : des failles sont visibles sur sa face opposée. Il est aussi à l’origine de l’aspect particulièrement plus bosselé que présente Mimas par rapport à d’autres lunes glacées et sans atmosphère de Saturne. Par contre, comme elles, sa glace n’est pas pure mais contient des impuretés sombres.

.

Mimas et Herschel 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Mimas et Herschel 2 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

.

Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 5 100 x 5 100 pixels

.

Sept clichés pris d’une altitude de 16 000 kilomètres ont permis la réalisation de cette mosaïque ; la résolution pour les meilleurs détails est de l’ordre de 90 mètres par pixel.

.

Le plancher de Herschel est 20% plus sombre que ses parois. Sont aussi visibles des raies sombres sur ses jantes ainsi que sur celles d’autres cratères. Ce serait la preuve de l’écoulement de matériaux vers le fond de cratères lors de phénomènes « d’évaporation » de la glace sous le rayonnement solaire. Ce matériau a été recouvert lors de la création d’Herschel et réapparait aussi sur les parois des plus petits cratères. Il semble de nature différente selon son emplacement sur la lune ; leurs compositions respectives n’ont pas encore pu être déterminées.

.

Autre anomalie, peut-être en relation avec la composition des matériaux, certaines parties de la surface de Mimas sont plus froides qu’elles ne devraient l’être.

.

Décidément, constate Carolyn Porco, chef du projet Cassini, Mimas n’est pas une lune « ennuyante » comme il était possible de le penser au premier abord. Elle se révèle passionnante à étudier.

.

Source principale : CICLOPS

.

28.3.2010

Nébuleuse du Hibou, M97 ou NGC 3587

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 13:00

Nébuleuse du Hibou, M97 ou NGC 3587

.

Lorsqu’un des grands télescopes terrestres, le Gemini Nord de 8 mètres de diamètre installé à Hawaï, est laissé, à l’occasion d’un concours, à la discrétion d’étudiants canadiens du secondaire, voici le résultat spectaculaire obtenu par le « vainqueur » : Émilie Storer.

.

Nébuleuse du Hibou ; crédit image : Storer, Chené, Rector

Nébuleuse du Hibou ; crédit image : Storer, Chené, Rector

.

Plan large : 829 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 894 x 2 339 pixels

.

Nous pouvons ainsi admirer la nébuleuse planétaire dite du Hibou. Son nom de code est M97 ou NGC 3587. Elle a été découverte en 1781 par Pierre Méchain et est située approximativement à 2 600 années lumière de nous dans la constellation de la Grande Ourse.

.

M97 est dite une nébuleuse planétaire : une étoile en fin de vie rejetant ses couches externes. Elles s’étendent sur une largeur de 3 années lumière ! Le surnom de Hibou provient des deux cavités visibles. M97 est vue de profil ; les deux cavités, beaucoup moins riches en rejets, correspondent aux pôles, ce qui lui donne plutôt la forme d’un tore cylindrique qu’une sphère.

.

Bien sur Émilie Storer n’a pas piloté le Gémini, c’est le choix de son sujet qui a été retenu lors du concours. Les étudiants ont d’ailleurs été reliés par vidéoconférence avec les astronomes du Gémini pour dialoguer avec eux.

.

Les données enregistrées pendant plus d’une heure, lors de courtes séquences au travers différents filtres, sont les meilleures jamais obtenues du Hibou. Elles ont permis de découvrir l’existence de jets de gaz décalés de 36° par rapport à l’axe du cylindre. Le Docteur Sun Kwok (doyen de l’Université de Hong Kong) a promis d’associer le nom d’Émilie Storer à la publication future des travaux dans une revue scientifique. Avec un tel honneur, cette dernière est plus que jamais motivée à entreprendre des études d’astronomie.

.

Source principale : site Gemini Observatory

.

26.3.2010

Le monde obscur des quasars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

.

Le monde obscur des quasars

.

Lorsque je commençais à m’intéresser à l’astronomie, les quasars (pour quasi stars) étaient des objets bien mystérieux. Tout ce que l’on savait c’est qu’ils étaient extrêmement « lumineux », semblaient provenir d’un point unique comme une étoile mais étaient situés très loin dans le temps. L’imagination était mise à contribution pour tenter de se représenter la source possible d’une telle énergie. Un peu plus d’une génération plus tard, nous pouvons continuer à rêver aux quasars, mais comme la connaissance scientifique a progressé depuis !

.

Pour preuve cet article relatant les études d’une équipe internationale de scientifiques publié récemment sur Science Express. Maintenant nous savons que les quasars correspondent à l’extraordinaire activité de trous noirs supermassifs situés au cœur des encore neuves grandes galaxies des premiers milliards d’années de l’Univers.

.

Pour résumer les travaux menés par le Dr Ezequiel Treister (University of Hawaï) l’activité des trous noirs massifs des cœurs galactiques augmente principalement lors des collisions galactiques. Les nuages de gaz sont aspirés par les trous noirs centraux mais ceux-ci sont masqués par de grands nuages de poussières. Théoriquement les fusions galactiques étaient plus fréquentes dans les débuts de l’histoire de l’Univers que maintenant, or les observations de tels trous noirs sont très rares.

.

Trous noirs massifs obscurcis par la poussière ; crédit image : NASA, ESA, Hubble (STScI AURA), NRAO, IFA et autres

Trous noirs massifs obscurcis par la poussière ; crédit image : NASA, ESA, Hubble (STScI AURA), NRAO, IFA et autres

.

Plan large : 682 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 065 x 1 600 pixels

.

Exemple de trous noirs supermassifs obscurcis par les poussières lors d’interaction ou de fusion galactique : les clichés ont été réalisés par Hubble ; ceux du haut montrent des galaxies proches situées jusqu’à 500 millions d’années lumière, ceux du bas des galaxies éloignées jusqu’à 6,5 milliards d’années lumière.

.

Les chercheurs ont combiné les données recueillies par les télescopes spatiaux Hubble, Chandra pour les rayons X et Spitzer dans l’infrarouge pour sonder l’espace et les poussières jusqu’à 11 milliards d’années lumières dans le passé (L’Univers est estimé âgé de 13,4 milliards d’années).

.

Et commente Treister : « Nous avons vu des trous noirs supermassifs cachés dans les nuages de poussières partout » De plus, conformément à la théorie, ils sont plus nombreux dans le passé historique de l’Univers qu’actuellement.

.

Vue d'artiste de l'apparition d'un quasar ayant chassé les poussières environnantes ; crédit image : NASA, ESA, Hubble (STScI AURA), NRAO, IFA et autres

Vue d’artiste de l’apparition d’un quasar ayant chassé les poussières environnantes ; crédit image : NASA, ESA, Hubble (STScI AURA), NRAO, IFA et autres

.

Plan large : 358 x 900 pixels

.

Cette vue d’artiste nous permet de visualiser une autre conclusion des chercheurs. Lors d’une fusion de galaxies importantes, le trou noir central supermassif en avalant quantité de gaz et de poussières peut par exemple croitre d’un million de masses solaires à un facteur de 10 000 ! Le quasar est complètement obscurci par les énormes quantités de poussières et de gaz l’entourant. Mais le souffle de ses radiations est tel qu’en cent millions d’années seulement il aura chassé son cocon pour apparaître dans le visible et l’ultraviolet.

.

Source : Institute of Astronomy, University of Hawaï

.

Note personnelle :

Les nouvelles théories tendent a affirmer que loin d’être uniquement les monstres féroces qu’on imagine, avalant tout ce qui les entoure , les quasars primordiaux, extraordinairement colossaux, par leurs souffles, ont permis la création de milliards d’étoiles, et la genèse de nos galaxies actuelles.

.

24.3.2010

NGC 5189 ou le Dragon cosmique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:50

NGC 5189 ou le Dragon cosmique

.

NGC 5189 ; crédit image : ESO

NGC 5189 ; crédit image : ESO

.

Plan large : 768 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 200 x 1 600 pixels

.

A la une de l’Astroport ce soir un dragon cosmique. Cet objet, au nom de code NGC 5189, est situé dans la constellation australe de la Mouche a environ 3 000 années lumière de nous.

.

Lorsqu’une étoile, jusqu’à huit fois la taille de notre Soleil, termine sa vie, elle expulse dans l’espace les couches externes qui la composent donnant naissance à une nébuleuse planétaire. En général, les nébuleuses planétaires présentent une forme sphérique, ce qui a poussé les astronomes utilisant les premiers télescopes a les appeler ainsi, car ils voyaient des taches floues évoquant des planètes.

.

NGC 5189 affiche une curieuse forme en S avec une barre centrale correspondant peut-être a un anneau de gaz autour de l’étoile vu par la tranche. Les couleurs correspondant aux éléments chimiques et les contours des nuages de gaz évoquent la forme stylisée des dragons orientaux. Le débat entre astronomes pour expliquer une telle symétrie complexe des nuages de gaz autour d’une étoile sphérique n’est pas clos. Il est possible que cette forme de S soit due à l’action gravitationnelle d’un compagnon non visible autour de l’étoile mourante.

.

Ce cliché a été réalisé au foyer du New Technology Telescope de l’ESO installé sur le site de La Silla au Chili, au travers de filtres démontrant la présence d’hydrogène, d’oxygène et d’azote.

.

Source : ESO

.

23.3.2010

SMM J2135-0102 : une loupe astronomique pour d’ancestrales pouponnières d’étoiles

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:10

SMM J2135-0102 : une loupe astronomique pour d’ancestrales pouponnières d’étoiles

.

Prédit dans la théorie de la relativité générale d’Einstein, le phénomène de lentille gravitationnelle est bien utile aux astronomes pour étudier l’univers lointain. Pour simplifier : lorsque la lumière d’un objet lointain est alignée avec celle d’un objet très massif situé plus près de nous la lumière de l’objet lointain nous paraît agrandie. Cette particularité optique a permis à une équipe de scientifiques de mesurer, directement pour la première fois, la taille et la luminosité de régions de naissances d’étoiles situées dans le jeune univers. Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans la livraison de Nature du 21 mars 2010.

.

Découverte de SMM J2135-0102 et de ses pouponnières d'étoiles ; crédit images : ESO, APEX, NASA, ESA, Hubble et autres

Découverte de SMM J2135-0102 et de ses pouponnières d’étoiles ; crédit images : ESO, APEX, NASA, ESA, Hubble et autres

.

Plan large : 682 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 2 666 x 4 000 pixels

.

La découverte a été faite en observant un important amas galactique MACS J2135-010217 situé à 4 milliards d’années lumière de nous par le télescope submillimétrique de 12 mètres APEX installé sur le plateau de Chajnantor dans les Andes chiliennes à une altitude de 5 100 mètres ! . « Nous avons été stupéfaits d’observer un objet étonnamment brillant qui n’aurait pas du se trouver là. Nous avons vite compris qu’il s’agissait d’une galaxie inconnue située beaucoup plus loin » déclare Carlos de Breuck de l’European Southern Observatory.

.

La galaxie, appelée dorénavant SMM J2135-0102, voit, grâce à l’effet de lentille gravitationnelle provoqué par l’amas galactique, sa luminosité accrue d’un facteur de 32 ! Elle est en réalité éloignée de 10 milliards d’années lumière de nous, l’univers était alors âgé de moins de 4 milliards d’années.

.

SMM J2135-0102, vue d'artiste ; crédit image : ESO, M. Kommesser

SMM J2135-0102, vue d’artiste ; crédit image : ESO, M. Kommesser

.

Plan large : 1 024 x 907 pixels

.

Plan très large : 1 445 x 1 280 pixels

.

Pour Mark Swinbank (Durham University) APEX a permis d’appréhender des détails sans précédent d’une galaxie aussi éloignée : « nous avons pu étudier les nuages où se forment les étoiles dans la galaxie avec une grande précision ». L’échelle est de quelques centaines d’années lumière seulement, presque équivalente aux grands nuages de gaz de notre Voie Lactée, ce qui est tout à fait extraordinaire à cette distance !

.

Dans les premiers âges de l’Univers, la formation des étoiles dans les jeunes galaxies est beaucoup plus accélérée que pour l’Univers proche. Ces galaxies sont de tailles équivalentes à la nôtre mais beaucoup plus lumineuses : leurs productions d’étoiles est de l’ordre de 250 étoiles par an contre une ou deux pour notre galaxie.

.

Par ailleurs, les résultats obtenus par APEX sont prometteurs pour l’avenir. La recherche astronomique dans les ondes submillimétriques est encore un domaine neuf. D’autre part, APEX est le prototype d’antenne pour le projet ALMA, installé au même endroit, qui sera prochainement le plus puissant radiotélescope au monde.

.

Source principale : ESO

.

22.3.2010

Passage à l’heure d’été

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 3:30

Passage à l’heure d’été

Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2010 commence le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin. Donc, la nuit du 27 au 28 mars 2010, à 2 heures du matin il faut régler les horloges sur 3 heures.

L’horloge parlante de l’Observatoire de Paris diffuse l’heure légale française. Elle répond au numéro de téléphone : 36 99. Le début du quatrième top est exact au cinquantième de seconde sur tout le territoire métropolitain.

.

Source : IMCCE

.

20.3.2010

Prométhée

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:50

Prométhée

.

Pour faire suite à la note du 28 janvier 2010, voici la meilleure vue réalisée dans le visible par la caméra de Cassini lors de son approche de la lune de Saturne, le 27 janvier dernier. Cassini se trouvait à 34 000 km de Prométhée (86 kilomètres de longueur) où la résolution est de 200 mètres par pixel.

.

Prométhée, 27012010 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

Prométhée, 27012010 ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

.

Plan large : 869 x 1 068 pixels

.

Source : site Cassini Equinox Mission

.

19.3.2010

Un exo-Jupiter tempéré pour CoRoT

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 3:50

Un exo-Jupiter tempéré pour CoRoT

.

A ce jour 430 exoplanètes ont été découvertes dont 70 seulement par la méthode du transit, c’est à dire par l’étude de la variation de la luminosité d’une étoile lorsqu’une planète orbitant autour d’elle se trouve dans notre champs d’observation.

.

Cette méthode jusqu’à présent n’avait permis de ne découvrir que des « Jupiter-chauds », des planètes orbitant si près de leurs étoiles que leurs températures extérieures est de l’ordre de 1 300 ° C. Le satellite CoRoT, développé par le CNES, vient d’inscrire sa huitième exoplanète a son tableau de chasse (d’autres sont en cours d’homologation) par la méthode du transit.

.

CoRoT-9b, vue d'artiste ; crédit image : Instituto de Astrofisica de Canarias

CoRoT-9b, vue d’artiste ; crédit image : Instituto de Astrofisica de Canarias

.

Plan large : 450 x 800 pixels

.

La nouvelle venue a pour nom de code CoRoT-9b. Son étoile, CoRoT-9, se situe à 1 500 années lumière de nous dans la Constellation du Serpent ; elle est légèrement moins lumineuse que notre Soleil.

.

CoRoT-9b est une géante gazeuse de 1,05 masse jupitérienne, orbitant en 95 jours autour de son étoile à 0,4 unités astronomiques (une unité astronomique équivaut à la distance moyenne Terre-Soleil). Elle se situe donc à une distance correspondant à celle de Mercure autour du Soleil. Les scientifiques estiment sa température de surface à seulement 100° C, ce qui fait d’elle la première exoplanète « tempérée » mise en évidence par la méthode du transit. Cette méthode va d’ailleurs permettre d’étudier pour la première fois la composition de l’atmosphère d’une géante gazeuse tempérée hors de notre système solaire.

.

Les scientifiques aiment aussi rêver, si CoRoT-9b, possédait une lune, celle-ci, selon sa situation, pourrait posséder de l’eau liquide.

.

Pour mémoire, à la fin de l’année dernière, il a été décidé de prolonger la mission de CoRoT jusqu’en mars 2013, au vu de l’excellent état et des résultats du satellite opérationnel depuis 2006.

.

Source : CNES

.

18.3.2010

Berkeley 59, un bouton de rose cosmique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 0:40

Berkeley 59, un bouton de rose cosmique

.

Berkeley 59 : crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

Berkeley 59 : crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

.

Plan large : 1 019 x 1 024 pixels

.

Plan très large : 1 950 x 1 960 pixels

.

Le regard de l’espace dans la gamme infrarouge apporte lui aussi un spectacle haut en couleurs. Celui-ci nous est offert par le tout nouveau télescope spatial infrarouge de la NASA : WISE.

.

Ce magnifique bouton de rose cosmique se situe à 3 300 années lumière de nous dans la Constellation de Céphée. Les couleurs sont conventionnellement représentatives des différentes longueurs d’ondes infrarouges observées.

.

A la droite du centre de l’image est visible en bleu un amas ouvert de jeunes étoiles dénommé Berkeley 59. Cette région de Céphée est marquée par les rémanents (les restes) de l’explosion d’une étoile super-massive , NGC 7822. Le souffle de la supernova a provoqué l’effondrement du nuage de gaz local, ce qui a permis la création de toute une série de nouvelles étoiles encore regroupées dans l’amas stellaire Berkeley 59.

.

La couleur rose de notre bouton de rose est due à l’échauffement des poussières par les jeunes étoiles. L’ensemble de la nébuleuse baigne dans une couleur verte correspondant à la présence d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, le même matériau que nous trouvons dans les cendres de nos barbecues ou dans les gaz d’échappements. Les bord de la nébuleuse rosissent, ce qui démontre l’existence d’une future génération d’étoiles en pleine formation. Les points bleus parsemant l’image sont tout simplement d’autres étoiles de notre Voie Lactée visibles en premier plan.

.

Source : site WISE de la NASA

.

Page suivante »

Développé par WordPress