Du ciel et de la terre

4.3.2010

NGC 1068, exemple d’interaction entre trous noirs centraux et leurs galaxies hôtes

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

NGC 1068, exemple d’interaction entre trous noirs centraux et leurs galaxies hôtes

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NGC 1068, crédit image : NASA, CXC, Evans et autres, STScI, NSF, NRAO, VLA

NGC 1068, crédit image : NASA, CXC, Evans et autres, STScI, NSF, NRAO, VLA

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Plan large : 864 x 821 pixels

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Cette vue de la galaxie spirale NGC 1068 est particulièrement saisissante. Elle combine aux enregistrements réalisés dans le visible par le télescope spatial Hubble en vert, celles prises dans la gamme des rayons X par le télescope spatial Chandra en rouge et en bleu celles enregistrées par le radio-télescope du Very Large Array. La structure en spirale de NGC 1068 est très bien rendue par les données en visible et rayons X, le vent de particules émanant du trou noir central est mis en évidence par les données radio.

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NGC 1068 est une galaxie spirale très brillante, située seulement à une cinquantaine de millions d’années lumière de nous dans la constellation de la Baleine.

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Pendant longtemps les astronomes ont estimé que la taille des trous noirs galactiques centraux évoluait en fonction de celle de leur galaxie. Ils ont appris que pour ce qui concerne les très gros trous noirs supermassifs, leur action était telle qu’elle empêchait la formation de nouvelles étoiles dans tout leur bulbe galactique (voir par exemple note du 26 août 2006). Mais qu’en est-il pour les trous noirs supermassifs plus ordinaires ?

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Dan Evans (Massachussetts Institute of Technology) s’est attaché, avec son équipe, à cette problématique et vient d’en présenter les résultats à Kona, à Hawaï, lors de la réunion de la Société astronomique américaine.

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Pour se faire ils ont utilisé Chandra pendant l’équivalent de cinq jours pour étudier la galaxie NGC 1068. Elle possède un trou noir supermassif deux fois plus massif que celui de notre Voie Lactée : Centaurus A* ; mais, à la différence de ce dernier, il est beaucoup plus actif !

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Les astronomes ont constaté l’existence d’un vent de particules émanent du trou noir à plus de 1,6 millions de km/h. Il est probablement généré par les gaz environnant le trou noir, chauffés et accélérés dans son disque d’accrétion. Une partie s’engouffre dans le trou noir mais l’autre partie en réchappe en émettant de très importantes radiations X. Les données très fines enregistrées par les scientifiques leur ont permis de calculer que chaque année l’équivalent de plusieurs masses solaires sont déposées sur de grandes distances jusqu’à 3 000 années lumière du trou noir. Ces vents transportent suffisamment d’énergie pour réchauffer tous les nuages environnants. Or les étoiles se forment seulement à partir de la contraction de nuages de gaz froids. Ainsi, pour les galaxies hébergeant un trou noir supermassif quelconque, si celui-ci est très actif, aucune étoile ne peut plus se former dans son cœur incandescent !

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Source : site Chandra

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