Du ciel et de la terre

16.7.2010

Impact cométaire sur Neptune

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:10

Impact cométaire sur Neptune

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Neptune vu par Voyager 2 en 1989 ; crédit image : NASA

Neptune vu par Voyager 2 en 1989 ; crédit image : NASA

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Plan large : 774 x 774 pixels

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La collision de Shoemaker-Levy 9 avec Jupiter il y 16 ans, a permis aux astronomes du monde entier d’emmagasiner une somme de connaissances sur les conséquences du choc d’une comète sur une planète géante gazeuse. Ces “boules de neige poudreuse” laissent dans l’atmosphère des géantes des traces comme eau, monoxyde de carbone, dioxyde de carbone, acide cyanhydrique ou sulfure de carbone dont le rayonnement peut-être détecté depuis la Terre.

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Ainsi en février 2010 des chercheurs du Max Planck Institut ont annoncé que Saturne avait connu un impact avec une comète il y a environ 230 ans.

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Aujourd’hui un groupe de chercheurs regroupant entre autres des membres du LESIA (Observatoire de Paris) et du Max Planck Institut publient une étude consacrée à Neptune, la planète la plus lointaine de notre système solaire, dans Astronomy & Astrophysics.

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Pour se faire ils ont utilisé les données enregistrées par l’instrument PACS, un spectromètre infrarouge, installé sur le télescope spatial Herschel de l’Agence Spatiale Européenne (ESA).

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Ils ont découvert l’existence de quantités de monoxyde de carbone bien supérieures dans les hautes couches de l’atmosphère de Neptune (sa stratosphère) que dans les couches sous-jacentes (sa troposphère). Pour les chercheurs la quantité de monoxyde de carbone devrait être identique dans les deux couches atmosphériques de Neptune, ou diminuer avec la hauteur. L’apport de monoxyde de carbone serait donc résultant d’une source extérieure. Nonobstant l’apport de monoxyde de carbone possible en provenance d’une source inconnue autour de Neptune, les chercheurs estiment qu’il est principalement du à l’impact d’une comète.

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Le monoxyde de carbone piégé dans la glace de la comète est libéré lors de l’impact dans les hautes couches atmosphériques et s’y répand progressivement. Les chercheurs peuvent alors calculer approximativement l’ancienneté de l’impact. Pour celui de Neptune, il remonterait à 200 ans environs !

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Source : Max-Planck-Institut für Sonnensystemforschung

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