Du ciel et de la terre

31.12.2010

Une année sous le Soleil

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 18:10

Une année sous le Soleil

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Nous y sommes ! Voici la dernière journée de cette année 2010 ! L’heure est souvent aux bilans, que choisir en illustration pour cet ultime article de l’année ?

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Analemme 2010 ; crédit image : Tamas Ladanyi (TWAN)

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Plan large : 670 x 1 020 pixels

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APOD apporte la solution en nous résumant une année sous le Soleil par la publication d’un analemme. Celui-ci a été effectué à partir d’une petite ville hongroise, Veszprem, par Tamas Ladanyi. Ladanyi a superposé 36 expositions du soleil effectuées à 9h UT tout au long de l’année sur une photo du lieu de la prise de vue, le 9 octobre 2010 par un après-midi ensoleillé. L’ombre du photographe est d’ailleurs visible sur la gauche de l’image.

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Les deux points extrêmes de l’analemme correspondent au solstice d’été en haut et d’hiver en bas, les deux équinoxes sont bien sur au mileu du parcours en 8 de notre étoile dans le ciel. Cette forme de huit est due à la combinaison de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre et de la variation de sa position le long de son orbite elliptique par rapport au Soleil. L’inclinaison de l’analemme dépend de la latitude du lieu d’observation.

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Une année sous le Soleil vient donc de s’écouler, que votre coeur soit gai avant d’aborder 2011 ! Que les bulles de la fête soient comme des soleils ou des lunes multicolores destinées à agrandir et à partager vos rêves !

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jJ

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30.12.2010

Cratères nordiques sur Rhéa

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:50

Cratères nordiques sur Rhéa

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Cratères nordiques sur Rhéa ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 1 020 x 1 020 pixels

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Voici une nouvelle vue haute-résolution de Rhéa, lune de Saturne au diamètre de 1 528 kilomètres. Elle a été effectuée en lumière visible par la sonde Cassini le 17 octobre 2010 d’une distance de 40 000 kilomètres de Rhéa. L’angle soleil-Rhéa-Cassini était alors de 88°. La zone visée sur Rhéa se situe par 60° de latitude nord et 251° de longitude ouest ; la résolution au sol est de 238 mètres par pixel.

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Source : CICLOPS

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29.12.2010

2 000 comètes pour SOHO !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:00

2 000 comètes pour SOHO !

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Puisque nous sommes encore en période de nativité, regardons comme les “Rois mages” le ciel à la recherche de lumières nouvelles. C’est là le Graal de tous les astronomes et les amateurs y participent activement.

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Pour preuve l’annonce dans l’actualité astronomique d’un chiffre extraordinaire : celui de la deux millième comète découverte par le télescope spatial SOHO. Pour mémoire SOHO, né de la coopération entre l’ESA et la NASA, est un observatoire solaire opérationnel dans l’espace depuis décembre 1995 !

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2000 comètes pour SOHO ; crédit image : SOHO, Karl Battams et NASA, ESA, Alex Lutkus

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Plan large : 626 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 096 x 3 428 pixels

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“Depuis son lancement Soho a plus que doublé le nombre de comètes dont les orbites ont été calculées au cours des 300 années précédentes” commente Joe Gurmann, responsable américain de SOHO pour le NASA, Goddard Space Flight Center.

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Il aura fallu dix ans pour que SOHO découvre ses 1 000 premières comètes, et cinq années seulement pour les 1000 suivantes. Cela est du en partie par le travail accru des amateurs chasseurs de comètes et l’amélioration du traitement informatique des clichés de SOHO mais aussi assez inexplicablement par une “tempête de comètes” actuelle ; rien que pour ce mois de décembre, 37 nouvelles comètes ont été observées.

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Scientifiquement, le regard de SOHO a permis de se rendre compte qu’il existait beaucoup plus de comètes dans le système solaire interne que ne le pensait la communauté scientifique. 85% d’entres elles sont issues d’une même famille cométaire, la famille Kreutz. Elles sont les restes d’une très grosse comète qui a éclaté il y a quelques centaines d’années. La plupart d’entre elles se vaporisent à l’approche du Soleil mais d’autres reviennent périodiquement comme 96P Machholz à la période de six années, aperçue déjà trois fois par SOHO.

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Mais comment un télescope conçu pour observer le Soleil découvre-t-il tant de comètes ? En réalité ce sont principalement les astronomes amateurs qui, bénévolement, étudient attentivement les clichés de l’environnement solaire envoyés par SOHO à la Terre. Ce sont ainsi 70 personnes de 18 pays différents qui ont repéré les 2 000 comètes de SOHO. Par exemple les 1 999 et 2 000 èmes comètes ont été “inventées” le 26 décembre 2010 par Michal Kuziak, étudiant de l’Université de Cracovie en Pologne. Kusiak a découvert sa première comète en novembre 2007 et son tableau de chasse est déjà de 100 nouvelles comètes !

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Source principale : site NASA, SOHO Mission

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28.12.2010

Où en admirant des nébuleuses nous apprenons leur classification

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:50

Où en admirant des nébuleuses nous apprenons leur classification

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Pour enflammer vos rêves voici une mosaïque de clichés pris par le télescope spatial infrarouge de la NASA : WISE.

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Nébuleuses dans Orion ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

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Plan large : 1 024 x 871 pixels

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Plan très large : 1 880 x 1 600 pixels

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Nous regardons une partie du grand nuage d’Orion et plus précisément trois de ses nébuleuses.

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La Nébuleuse de la Flamme n’est pas en feu, malgré son nom, mais incendiée par l’étoile bleue visible en haut à droite du nuage. Alnitak est l’étoile la plus orientale du baudrier d’Orion. Ses radiations ionisent les poussières qui émettent alors leur propre lumière. Il s’agit d’une nébuleuse par émission.

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La vision infrarouge permet de visualiser les poussières enfouies dans les nuages interstellaires. Pour cette raison, la célèbre nébuleuse de la Tête de Cheval, petit éperon sur la droite du pilier central des poussières n’est plus reconnaissable facilement par sa forme, ne se détachant plus sur le fond des nuages sombres qui l’environnent. La Tête de Cheval fait partie des nébuleuses sombres.

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Enfin NGC 2023 est reconnaissable comme un cercle lumineux dans la partie inférieure de l’image. Elle est considérée être une nébuleuse par réflexion, car elle réverbère la lumière des étoiles proches. Ici nous voyons directement, grâce à l’infrarouge, les poussières chauffées par la lumière de ses étoiles.

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Les couleurs correspondent conventionnellement aux longueurs d’ondes infrarouge observées. La luminosité d’Aniltak a été amoindrie pour mettre en valeur le spectacle offert par son environnement.

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Source : sites NASA

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27.12.2010

Tempête sur le nord de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

Tempête sur le nord de Saturne

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Les astronomes l’avaient repérée depuis la Terre, mais la sonde Cassini n’était pas dans la bonne position pour y regarder de plus près. C’est chose faite, voici un cliché brut pris par Cassini le 24 décembre et envoyé à la Terre le 27 décembre. Cassini se trouvait alors à environ 1 793 000 kilomètres de Saturne. Depuis peu se développe sur l’hémisphère nord de Saturne une gigantesque tempête !

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Saturne tempête au Nord ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Source : CICLOPS

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26.12.2010

Halley, un peu de magie dans l’espace

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:30

Halley, un peu de magie dans l’espace

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Pour continuer ma série de clins d’yeux malicieux à la nativité, et pour combler un manque dans la publication des clichés astronomiques sur ce blog, voici, en attendant les rois mages, une image d’une autre messagère cosmique, dont la Terre salue le retour tous les 76 ans.

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Comète de Halley ; crédit image : NASA, ESA

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Plan large : 536 x 1 024 pixels

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Plan très large : 961 x 1 836 pixels

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Vous avez peut-être reconnue la comète de Halley, photographiée ici par la sonde européenne Giotto lors de son survol du 14 mars 1986 à une distance de 600 kilomètres. A cette époque nous avions pu suivre l’événement en direct sur une chaîne de télévision publique… Le noyau de la comète mesure dans sa plus grande longueur environ 16 kilomètres.

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Sources diverses

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25.12.2010

Où il est question de la naissance des étoiles massives

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:20

Où il est question de la naissance des étoiles massives

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Puisque nous sommes en période de nativité, intéressons-nous ce soir à la naissance des étoiles. Mais pas de n’importe quelle étoile, il s’agit des étoiles massives possédant entre 20 et 150 masses solaires.

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Une équipe de scientifiques dirigée par Sally Oey (Université du Michigan) vient de publier le 20 décembre 2010 dans Astrophysical Journal une étude sur le sujet.

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Les astronomes se sont servis du télescope spatial Hubble pour analyser l’environnement de huit étoiles massives apparemment isolées dans l’espace du Petit Nuage de Magellan, galaxie naine et probablement satellite de la nôtre.

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Petit Nuage de Magellan ; crédit image : Hambch, Gendler

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Plan large : 1 024 x 903 pixels

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Plan très large : 1 361 x 1 200 pixels

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Les étoiles massives ont un rôle essentiel dans le réensemencement de matériaux “lourds”, synthétisés au cours de leur existence, dans les nuages interstellaires. Le souffle de leur mort en supernovae contracte aussi ces nuages, permettant la création de nouvelles étoiles. Mais leur espérance de vie est très courte et les processus de leurs naissances sont très complexes.

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Au vu de l’énorme quantité de gaz nécessaire pour leurs créations, les scientifiques estiment que les étoiles massives naissent dans de très denses nuages de gaz primordiaux, en compagnie de nombreuses autres étoiles, d’importants amas d’étoiles. D’autant qu’ils ont remarqué que souvent les étoiles massives forment dès leur naissance des paires d’étoiles massives.

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Hors sur les huit étoiles massives étudiées par l’équipe de Oey, cinq ne semblaient pas avoir de voisines proches, les trois autres faisant partie d’un groupe comprenant moins de dix étoiles. Sur les cinq solitaires, deux sont connues pour avoir été chassées de leur berceau d’origine, au vu de leurs vitesses de déplacement, mais pour les trois restantes, sont encore visibles autour d’elles les restes des nuages interstellaires qui les ont vu naître.

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Donc contrairement aux idées reçues, au vu de cette étude, il semble bien que les étoiles massives peuvent naître dans toutes les conditions, aussi bien isolées, qu’en petits groupes d’étoiles ou plus habituellement au sein de denses amas d’étoiles.

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Source : Space . com Science

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24.12.2010

Santa Maria sur Mars

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:10

Santa Maria sur Mars

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En cette nuit de la nativité retrouvons Sainte Marie ou plutôt le petit robot Opportunity sur Mars. Pour prolonger la dernière note sur le sujet du 20 décembre 2010, voici une vue panoramique à 360° de Santa Maria réalisée à partir de plusieurs clichés pris le 16 décembre 2010 (sol 2451) par Opportunity. Le robot s’est approché du cratère large de 90 mètres. Il va l’étudier de très près, en particulier les dépôts d’argiles et de sulfates hydratés repérés depuis l’espace par la sonde Mars Reconnaissance Orbiter. Sur la droite du cratère sont visibles plusieurs roches soit éjectées du cratère soit des restes du météorite.

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Santa Maria, 360° ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Plan large : 233 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 752 x 7 688 pixels

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Pour ceux qui me liront encore cette nuit, je vous souhaite un joyeux réveillon et pour ce 25 décembre un joyeux Noël !

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Source : Mars Exploration Rover Mission

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23.12.2010

Où Scheila se réveille dans le ciel à l’approche de Noël*

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:20

Où Scheila se réveille dans le ciel à l’approche de Noël*

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Scheila le 15 décembre 2010 ; crédit image : Alex Gibbs et Steve Larson

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Steve Larson, astronome de l’Université d’Arizona, est le fondateur du programme Catalina Sky Survey, destiné à rechercher les astéroïdes et autres objets spatiaux potentiellement dangereux pour la Terre.

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Dans les premières heures du 11 décembre 2010, il a repéré au nord de la constellation du Lion un étrange objet présentant une queue partant d’un point lumineux comme une étoile. Quatre images prises sur une durée de 30 minutes révélait que l’objet se déplaçait par rapport à l’arrière plan des étoiles.

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“Sa luminosité, 900 fois plus faible que celle de la moins visible des étoiles à l’oeil nu, m’a fait penser qu’il s’agissait d’une comète connue, mais j’ai vérifié dans la base de données des comètes où rien ne correspondait aux coordonnées de l’objet”, commente Larson.

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Une enquête plus poussée a révélé que l’objet était en réalité un astéroïde découvert en 1906, (596) Scheila, par A. Kopf à Heidelberg ; astéroïde nommé ainsi en l’honneur d’une étudiante anglaise à Heidelberg, amie du découvreur de l’astéroïde). Scheila fait partie de la ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter et orbite en cinq ans à une distance moyenne de 2,9 unités astronomiques du Soleil. ( 1 UA correspond à la distance moyenne Terre-Soleil soit 150 millions de kilomètres). Gros astéroïde de 113 kilomètres de diamètre, il tourne sagement sur lui-même en 15,9 heures et se trouve actuellement à 365 millions de kilomètres de nous.

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Depuis sa découverte (596) Scheila ne s’est jamais fait remarquer, en aucune façon. Mais quelque chose a du lui arriver le mois dernier. Alex Gibbs, membre du Catalina Sky Survey, a vérifié dans les archives, (596) Scheila avait déjà gagné quelques dizièmes de degrés de magnitude (luminosité) en novembre. Le 3 décembre il commençait à apparaître entouré d’un halo diffus. Au cours de la semaine dernière la queue de comète semblait se dissiper légérement. Son spectre fait plus penser à de la poussière qu’à celui d’une queue cométaire.

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Le comportement de Scheila fait débat dans la communauté scientifique. Le télescope Hubble va utiliser une partie de son très précieux temps pour l’observer. Il est possible que Scheila ait été percutée par un petit objet. Si celui-ci était suffisamment important la période de rotation de Scheila s’en trouvera changée. Pour certains spécialistes, (596) Scheila, fait partie d’un groupe très rare d’astéroïdes de type T, qui sous une surface très sombre sont en fait le coeur restant d’anciennes comètes. Une comète d’une telle taille orbitant dans la ceinture principale d’astéroïde est tout à fait exceptionnel !

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Sources principales :

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University of Arizona

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Sky and Telescope

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*Certains se souviendront d’une célèbre chanson de Sheila, chanteuse de variété française, intitulée les Rois Mages…

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22.12.2010

Rhéa

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:20

Rhéa

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Pour cette fin d’année CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de la sonde Cassini, édite toute une série de cartes et de vues détaillées de Rhéa, 1 528 kilomètres de diamètre, lune de Saturne.

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L’une des plus impressionnantes est certainement cette image de Rhéa en fausses couleurs.

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Rhéa, fausses couleurs ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 800 x 800 pixels

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Cassine regarde Rhéa du côté faisant face à Saturne. Le cliché d’origine a été pris le 2 mars 2010 d’une distance de 35 000 kilomètres. A la vue en visible ont été superposés les enregistrements en ultraviolet et infrarouge. La résolution est de l’ordre de 2 kilomètres par pixel.

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Pendant ce survol, Cassini a plongé à moins de 100 kilomètres de la surface de Rhéa. Il a permis d’évacuer une hypothèse un moment envisagée par les chercheurs : Rhéa ne possède pas de léger anneau autour de son équateur.

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Il n’est pas exceptionnel de constater des différences d’albédo (de réflection de la lumière) selon les faces des lunes orbitant autour de Saturne. Ici la partie gauche de l’image correspond à la face de Rhéa regardant Saturne dans le sens orbital de Seigneur des Anneaux et donc la partie droite à sa fuite.

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La couleur bleu-foncé sur la droite s’explique par une différence de texture des terrains de surface. Cette variation à grande échelle peut résulter de nombreux processus tels la chute des débris météoritiques préférentiellement sur cette partie de Rhéa ou le dépôt sur ces mêmes régions des ions générés par le champs magnétique de Saturne.

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Rhéa, fractures ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute

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Plan large : 731 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 630 x 5 082 pixels

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Cet autre image est une mosaïque combinant 6 prises de vue par Cassini lors du même survol du 2 mars 2010. Cassini, une demi-heure après son passage au plus près, se trouvait alors à une distance de 16 000 kilomètres de Rhéa. La résolution est de 85 mètres par pixel. Cassini regarde une région située par 7° de latitude Nord et 296° longitude Est. Le grand cratère en bas à gauche est Inmar (55 kilomètres de diamètre)

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Lors du passage de la sonde Voyager 2 en 1980 et 1981, les scientifiques avaient remarqué des contours vaporeux sur la face arrière de Rhéa, ou de Dioné, possibles traces d’activités cryovolcaniques. La résolution des clichés empêchait toute interprétation certaine. Cassini nous offre maintenant des vues très détaillées des lunes de Saturne. Les contours vaporeux sont en réalité des failles ou des escarpements où s’accumulent des glaces fraîches. Il s’agit là de la manifestation d’une activité tectonique plutôt que cryovolcanique. Or les grandes plaines de Rhéa constellées d’anciens cratères laissent à penser que la lune n’a pas connu une activité interne intense depuis le début de son histoire, sinon sa surface aurait été modifiée et renouvelée. Ces régions se sont donc fracturées sous l’effet d’un stress tectonique récent. D’ailleurs les grands cratères de cette zone sont assez peu marqués de cratères plus petits, ce qui indique leur âge relativement récent. Dans certains endroits les matériaux ont suivis la pente des escarpements et se sont déposés sur le plancher plat des cratères.

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Sur l’agenda de Cassini, prochain survol de Rhéa le 11 janvier 2011 à une altitude de seulement 76 kilomètres.

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Sources :

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Site Cassini Solstice Mission

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CICLOPS

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