Rhéa
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Pour cette fin d’année CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de la sonde Cassini, édite toute une série de cartes et de vues détaillées de Rhéa, 1 528 kilomètres de diamètre, lune de Saturne.
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L’une des plus impressionnantes est certainement cette image de Rhéa en fausses couleurs.
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Rhéa, fausses couleurs ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 800 x 800 pixels
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Cassine regarde Rhéa du côté faisant face à Saturne. Le cliché d’origine a été pris le 2 mars 2010 d’une distance de 35 000 kilomètres. A la vue en visible ont été superposés les enregistrements en ultraviolet et infrarouge. La résolution est de l’ordre de 2 kilomètres par pixel.
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Pendant ce survol, Cassini a plongé à moins de 100 kilomètres de la surface de Rhéa. Il a permis d’évacuer une hypothèse un moment envisagée par les chercheurs : Rhéa ne possède pas de léger anneau autour de son équateur.
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Il n’est pas exceptionnel de constater des différences d’albédo (de réflection de la lumière) selon les faces des lunes orbitant autour de Saturne. Ici la partie gauche de l’image correspond à la face de Rhéa regardant Saturne dans le sens orbital de Seigneur des Anneaux et donc la partie droite à sa fuite.
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La couleur bleu-foncé sur la droite s’explique par une différence de texture des terrains de surface. Cette variation à grande échelle peut résulter de nombreux processus tels la chute des débris météoritiques préférentiellement sur cette partie de Rhéa ou le dépôt sur ces mêmes régions des ions générés par le champs magnétique de Saturne.
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Rhéa, fractures ; crédit image : NASA, JPL, Space Science Institute
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Plan large : 731 x 1 024 pixels
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Plan très large : 3 630 x 5 082 pixels
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Cet autre image est une mosaïque combinant 6 prises de vue par Cassini lors du même survol du 2 mars 2010. Cassini, une demi-heure après son passage au plus près, se trouvait alors à une distance de 16 000 kilomètres de Rhéa. La résolution est de 85 mètres par pixel. Cassini regarde une région située par 7° de latitude Nord et 296° longitude Est. Le grand cratère en bas à gauche est Inmar (55 kilomètres de diamètre)
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Lors du passage de la sonde Voyager 2 en 1980 et 1981, les scientifiques avaient remarqué des contours vaporeux sur la face arrière de Rhéa, ou de Dioné, possibles traces d’activités cryovolcaniques. La résolution des clichés empêchait toute interprétation certaine. Cassini nous offre maintenant des vues très détaillées des lunes de Saturne. Les contours vaporeux sont en réalité des failles ou des escarpements où s’accumulent des glaces fraîches. Il s’agit là de la manifestation d’une activité tectonique plutôt que cryovolcanique. Or les grandes plaines de Rhéa constellées d’anciens cratères laissent à penser que la lune n’a pas connu une activité interne intense depuis le début de son histoire, sinon sa surface aurait été modifiée et renouvelée. Ces régions se sont donc fracturées sous l’effet d’un stress tectonique récent. D’ailleurs les grands cratères de cette zone sont assez peu marqués de cratères plus petits, ce qui indique leur âge relativement récent. Dans certains endroits les matériaux ont suivis la pente des escarpements et se sont déposés sur le plancher plat des cratères.
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Sur l’agenda de Cassini, prochain survol de Rhéa le 11 janvier 2011 à une altitude de seulement 76 kilomètres.
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Sources :
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Site Cassini Solstice Mission
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CICLOPS
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