Du ciel et de la terre

31.3.2011

Mercure, 29 03 2011, suite

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:30

Mercure, 29 03 2011, suite

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Pour compléter la note d’hier, voici de nouveaux clichés pris par le système d’imagerie de la sonde Messenger, toujours le 29 mars 2011.

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Mercure, 29 03 2011, visible et proche infrarouge ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Cette image prise par la caméra grand angle WAC de Messenger couvre une zone de 510 kilomètres de cotés. Elle est centrée par 18,1° latitude Nord et 18,3° longitude Est. La résolution est d’environ 980 mètres par pixel. La caméra regarde dans le visible et dans le proche infrarouge, les couleurs correspondant aux longueurs d’ondes infrarouge observées. Ce type de données combinées avec celles enregistrées par le spectromètre vont pouvoir donner dans le futur une bonne idée de la composition des terrains observés par la sonde.

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Mercure, 29 03 2011, vers l’horizon ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 024 x 1 020 pixels

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Le côté droit de cette image couvre une zone de 1 200 kilomètres de longueur. Elle est centrée sur 5,2° latitude Nord et 341° longitude Est. Messenger maintenant satellisée sur une orbite elliptique autour de Mercure, ne va plus nous montrer souvent des images de l’horizon de la planète, car ses instruments vont maintenant être dirigés en permanence vers la surface à la recherche de détails.

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Mercure, 29 03 2011, plaines nordiques ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Nous voici par 81,3° latitude Nord et 44,4° longitude Est. La région couverte représente une zone d’environ 100 kilomètres de côté. La résolution est de l’ordre de 200 mètres par pixel. La sonde regarde vers le pôle Nord de Mercure, au nord des brillants éjectas du cratère Hokusai. Suivant la position de la caméra, le nord géographique est au sud de l’image. Cette région n’avait pas encore été photographiée par Messenger. Vu la latitude les ombres des cratères sont importantes. Les scientifiques se demandent si, malgré la position de Mercure proche du Soleil, certains, perpétuellement plongés dans l’ombre contiennent, comme sur la Lune, de la glace.

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Mercure, 29 03 2011, impact récent ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Cette image est centrée sur 11,8° latitude Nord et 13,9° longitude sud. La résolution est de l’ordre de 160 mètres par pixel. La luminosité du cratère, large de 6,4 kilomètres, indique qu’il est relativement récent. Il pourrait servir d’illustration à un manuel scolaire pour un cratère de cette taille : forme bien en cuvette avec une petite zone plate au centre du plancher, les parois sont à-pic et n’ont pas été modifiées par des glissements de terrain avec apparition de terrasses. Les éjectas et les rayons l’entourant sont symétriques ce qui indique que l’angle d’impact de l’objet était proche de la verticale.

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Mercure 29 03 2011, première image angle étroit ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 024 x 1 020 pixels

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Voici la première image prise par la caméra à angle étroit (NAC) de Messenger. Elle couvre une zone de 390 kilomètres de côtés centrée sur 53° de latitude Sud et 13° de longitude Est. La résolution est de l’ordre de 380 mètres par pixel.

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Source : site Messenger

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30.3.2011

Première image de Messenger satellisé autour de Mercure

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:10

Première image de Messenger satellisé autour de Mercure

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Comme annoncé dans la note du 18 mars 2011, voici la première image prise par la sonde Messenger depuis sa satellisation le 17 mars 2011 autour de Mercure.

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Mercure, 29 03 2011, Debussy ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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L’image est centrée par 53,3 latitude Sud et 13,0° longitude Est. Le cratère dont les éjectas en rayons sont très visibles dans la partie supérieure du cliché est Debussy, large de 80 kilomètres. A son Ouest, le petit cratère dont les éjectas sont inhabituellement sombres est Matabei. La partie inférieure de l’image est proche du pôle Sud. Une partie de cette zone n’avait encore jamais été observée auparavant.

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Source : site Messenger

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29.3.2011

Adieu maman

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:10

Adieu maman

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Depuis cet après-midi, le corps de ma maman repose sous la terre du cimetière d’un joli village des Côtes de Moselle. Débute maintenant une période en demie-teinte ou doivent se décanter émotions et souvenirs.

Les obsèques terminées, je veux simplement remercier toutes les personnes qui ont bien voulu témoigner leur sympathie et leur émotion d’une manière ou d’une autre. Soyez-en grandement remerciés car chaque partage permet de progresser au-dessus des gouffres qui apparaissent lors de tels événements.

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Je vais maintenant reprendre le chemin des blogs à mon rythme… Et puisqu’il est question de gouffres, voici une image prise par le télescope spatial Landsat 7 en 2000 en infrarouge, proche infrarouge et visible.

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Ce paysage rocheux survolé se situe au sud de l’Algérie, dans le parc national Tassili n’Ajjer. Je ne veux pas entrer dans les détails explicatifs, sachez simplement que le parc est surnommé : le Plateau des Gouffres, tout un symbole…

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Je vous embrasse

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jJ

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Aquarelle dans le désert ; crédit image : NASA

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 000 x 4 000 pixels

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23.3.2011

Aurores saturniennes 2

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:30

Aurores saturniennes

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Aurores saturniennes ; crédit image : NASA, ESA, STScI, University of Leicester

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Plan large : 769 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 023 x 1 363 pixels

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Dans la continuité de la note du 24/09/2010, voici une nouvelle image des aurores saturniennes. Celle-ci a été prise en 2009 par le télescope spatial Hubble, juste avant l’équinoxe de Saturne, les anneaux sont presque dans l’axe de la Terre et les hémisphères nord et sud sont éclairés de même manière par le Soleil.

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Les aurores, identiques dans le principe à celles de la Terre ou de Jupiter, une interaction entre vent solaire et champs magnétiques des planètes, sont très visibles autour des deux pôles de Saturne. Si à première vue les aurores de Saturne ont l’air similaires au nord et au sud, les scientifiques, particulièrement grâce aux enregistrements de la sonde Cassini, ont remarqué de légères différences entre les deux pôles.

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Il en est de même des ondes radios envoyées par Saturne. Contrairement à Jupiter dont le signal radio est relativement simple à analyser, (il a permis de calculer précisément la durée d’une journée jovienne), celui de Saturne est beaucoup plus complexe. Les signaux radio sont mêmes décalés entre hémisphère nord et sud, leur durée variant dans le temps (Une journée saturnienne passant de 10,56 heures à 10,8 heures selon l’hémisphère).

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Cela ne signifie pas qu’un hémisphère tourne plus vite que l’autre, puis inversement au fil des saisons. Il est probable que les variations, pour ce qui concerne les ondes radio, soient liées en partie à la vitesse des vents de la haute atmosphère de Saturne. Mais aussi à l’ensoleillement reçu, et à son interaction avec le champ magnétique saturnien. Celui-ci, impossible à visualiser directement, forme une énorme bulle répartie inégalement tout autour de Saturne.

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Saturne (et ses lunes) se présente à nous comme un monde très complexe. Les résultats permis par l’analyse des données enregistrées par Cassini, nous permettent d’en découvrir peu à peu les différents aspects. Ils apportent bien des surprises à la communauté scientifique. Les géantes gazeuses semblaient au début de l’ère spatiale ne présenter que peu d’intérêt. Grâce aux sondes automatiques, (bonne nouvelle la sonde Juno destinée à explorer les mondes joviens (relatifs à Jupiter) vient de passer avec succès ses derniers essais au sol dans une chambre à vide), elles se révèlent des mondes passionnants à étudier, et à rêver…

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Sources principales :

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Sites NASA,

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Site Cassini Solstice Mission

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22.3.2011

Passage à l’heure d’été et décalage horaire

Enregistré dans : de la pluie et du beau temps — jjb @ 21:00

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Passage à l’heure d’été

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Conformément à l’arrêté du 3 avril 2001 du Ministère de l’économie, des Finances et de l’Industrie, relatif à l’heure légale française, la période d’heure d’été pour l’année 2011 commence le dernier dimanche de mars à 2 heures du matin. Donc, la nuit du 26 au 27 mars 2011, à 2 heures du matin il faut régler les horloges sur 3 heures.

L’horloge parlante, située à l’Observatoire de Paris, diffuse l’heure légale française construite par le Laboratoire National de Métrologie LNE-SYRTE . Elle répond au numéro de téléphone : 36 99. Le début du quatrième top est exact au vingtième de seconde sur tout le territoire métropolitain.

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Décalage horaire

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Le choix du méridien de Greenwich comme méridien origine et le découpage de la surface terrestre en 24 fuseaux horaires de 15° datent de la conférence internationale de Washington de 1884. Le temps moyen du méridien origine, le Greenwich Mean Time (GMT) sera remplacé en 1976 par une nouvelle dénomination le Temps universel UT, suivi de différentes variantes, actuellement on utilise le Temps universel coordonné (UTC) lié au Temps atomique international (TAI). L’usage de fuseaux horaires a permis de définir des zones horaires dans lesquelles le décalage horaire avec le Temps universel coordonné est constant. L’Europe est couverte par trois zones horaires définies par un décalage constant avec UTC.

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Zone

Décale horaire

Nom civil

Nom militaire

Z

UTC

WET : Western European Time

Zulu

A

UTC + 1h

CET : Central European Time

Alpha

B

UTC + 2h

EET : Eastern European Time

Bravo

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Chaque pays européen a choisi, en fonction de sa longitude, une zone horaire. Chaque pays utilise en plus une heure d’été, cela se traduit, en période d’été, par un décalage horaire d’une heure supplémentaire par rapport à la zone horaire choisie. Afin de faciliter les relations entre pays, les pays de l’Union européenne effectuent leurs passages aux heures d’été et d’hiver, le même jour et au même instant. Un grand nombre des pays européens, non membre de l’Union européenne, font de même, seuls l’Islande, la Biélorussie, la Norvège pour les régions dénommées Svalbard & Jan Mayen ne suivent pas cette règle. En période d’été, les acronymes des noms civils deviennent respectivement WEST, CEST et EEST, la lettre S étant l’initial de « Summer ».

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Source : IMCCE (Institut Mécanique Céleste et de Calcul des Ephémérides

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21.3.2011

Embouteillage d’étoiles au centre ville galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:50

Embouteillage d’étoiles au centre ville galactique

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La masse de gaz et de poussières rencontrée lorsque notre regard plonge vers le centre de notre galaxie est tellement dense qu’il nous est opaque. Il faut donc utiliser d’autres longueurs d’ondes que celles du visible pour tenter de le scruter. En s’affranchissant d’une partie des poussières, l’infrarouge en est le vecteur idéal.

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Voici une nouvelle version, où le contraste a été accentué, d’une très grande mosaïque de clichés pris par le télescope spatial infrarouge Spitzer de la NASA. Extrait d’une plus large vue de la Voie Lactée, elle est axée sur le centre galactique et couvre une étendue de 2 400 années lumière (5,3°) pour une “hauteur” de 1 360 années lumières (3°).

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Centre Voie Lactée en infrarouge par Spitzer ; crédit image : NASA, JPL-Caltech

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Plan large : 576 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 688 x 3 000 pixels

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Le brouillard bleu lumineux est composé des myriades d’étoiles formant notre galaxie. Les étoiles les plus proches de nous se situent plutôt de part et d’autre du plan galactique. Les couleurs sont conventionnelles et correspondent aux différentes longueurs d’ondes infrarouges observées. Le vert décèle la présence de molécules de poussières riches en carbone, les fameux hydrocarbures polycycliques aromatiques, éclairés par la lumière des étoiles. Ils tourbillonnent autour du noyau galactique. Les poussières échauffées apparaissent en jaune et rouge. Elles sont présentes, associées avec les hydrocarbures aromatiques, dans les disques entourant les très jeunes étoiles. Enfin ces deux éléments en présence de gaz frais sont nécessaires pour la formation des nouvelles générations d’étoiles.

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La tache brillante exactement au centre de l’image démontre la présence de l’amas d’étoiles entourant le trou noir supermassif central de notre galaxie. Situé à 26 000 années lumière de nous, Spitzer ne peut détailler ses milliers de membres, il devient une tâche floue très lumineuse.

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Source : site NASA, JPL, Spitzer

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20.3.2011

Lune, Mer Orientale

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

Lune, Mer Orientale

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Hier était visible une magnifique pleine lune qui a fait la une de l’actualité internet, malheureusement souvent associée à des idées préconçues, celles qui ont la vie dure…

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Ce soir regardons de nouveau la Lune, mais par l’intermédiaire de la caméra haute résolution installée sur la sonde Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) de la NASA.

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Lune, Mer Orientale ; crédit image : NASA, GSFC, Arizona State University

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 600 x 1 600 pixels

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Observons la Mer Orientale, à peine visible sur le flanc ouest de la Lune vue de la Terre. Ce bassin d’impact au diamètre de 327 kilomètres, n’a que peu été modifié par les épanchements magmatiques. Ainsi il conserve sa structure caractéristique en anneaux. Pour peu qu’il fut visible de la Terre, imaginons une rotation de 90° de la Lune, on peut se demander comment cet oeil regardant la Terre aurait été interprété par les mythologies anciennes.

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Cette image est une mosaïque des clichés enregistrés par LRO. A noter les chaînes de cratères secondaires radiales provoquées par la retombée de gros morceaux lunaires expulsés par l’impact et s’étendant sur des centaines de kilomètres. La Terre a connu ce même type d’impact important. Toute trace en a été effacée depuis la fin de cette période de bombardements il y a 3,9 milliards d’années.

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Cliquez “ici” pour vous promener au-dessus de la surface de la Mer Orientale avec une résolution de 100 mètres par pixel.

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Source principale : site LROC

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19.3.2011

La dernière lumière de WISE

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

La dernière lumière de WISE

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Voici la dernière image prise par le télescope spatial infrarouge le premier février 2011. Wise a fermé les yeux définitivement après avoir accompli une mission de treize mois, ayant utilisé toutes les ressources nécessaires à son refroidissement. Pour observer le ciel en infrarouge les télescopes ont besoin de travailler dans des conditions proches du zéro absolu pour pouvoir détecter dans l’espace les très minimes sources de chaleurs infrarouges. Lors de cette prise de vue la température de WISE était descendue à – 200° C, alors qu’en pleine activité il fonctionnait à une température de – 260 °C. Dans l’espace tout est relatif…

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Dernière lumière pour WISE ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 600 x 1 600 pixels

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Cette vue, assez similaire à la toute première image envoyée par WISE (voir note du 8 janvier 2010), couvre une région équivalente à trois pleines lunes dans la constellation de Persée. Au vu des milliers d’étoiles de la Voie Lactée qu’elle nous présente, elle est encore de très bonne qualité pour les deux longueurs d’ondes infrarouge utilisées ne nécessitant pas une température trop basse d’observation.

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Au cours de sa mission WISE a envoyé plus d’un million d’images infrarouges au sol couvrant la totalité de l’espace sur quatre longueurs d’ondes infrarouges différentes. Une édition des données pour la communauté scientifique est prévue pour une partie en avril et pour la totalité l’année prochaine. Dernière image donc, mais nous aurons au fil des articles, et pour le plaisir, l’occasion de découvrir ici beaucoup d’autres images déjà enregistrées par WISE.

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Source : site NASA

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18.3.2011

Mercure possède un satellite !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:20

Mercure possède un satellite !

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Voilà ! C’est fait ! Mercure possède maintenant son premier satellite artificiel depuis maintenant presque une vingtaine d’heures, au moment où j’écris ce texte. Après un voyage de 2 417 jours dans l’espace et trois survols de Mercure, la sonde Messenger s’est satellisée avec succès hier 17 mars 2011 autour de la planète la plus proche du Soleil ( 4 880 kilomètres de diamètre). Il s’agit là d’une véritable prouesse scientifique car satelliser une sonde autour de Mercure, vu sa situation, était un challenge difficile à gagner, la longueur du voyage en est une preuve…

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Maintenant les différents instruments de Messenger vont être optimisés. Sur l’image ci-dessous le carré jaune correspond au premier cliché que devrait prendre Messenger lors de son réveil définitif, le 29 mars prochain. Une partie du pôle sud qui n’avait encore jamais pu être photographiée nous sera alors dévoilée.

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Première photo prévue de Messenger satellisé ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Pendant les six heures suivantes le système d’imagerie de Messenger, MDIS, devrait prendre 364 images avant de les envoyer vers la Terre. Pendant la période de mise en service, seront ainsi enregistrés 1549 images, jusqu’au 04 avril 2011, date du début officiel de la mission. Si la mission se déroule correctement, au total ce seront 75 000 images de Mercure qui seront envoyées vers la Terre. De quoi nous enthousiasmer pendant longtemps pour les mystères de Mercure !

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Source site Messenger

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17.3.2011

NGC 6729

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:10

NGC 6729

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NGC 6729 ; crédit image : ESO

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 139 x 2 140 pixels

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Ce soir, grâce à une image en fausses couleurs prise par l’instrument FORS-1 sur le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO au Chili, regardons dans la direction de la Constellation de la Couronne Australe, une nébuleuse par réflexion, NGC 6729, située à moins de 500 années lumière de nous.

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Bien qu’elles ne soient pas directement visibles sur le cliché ce nuage de gaz et de poussières est le lieu de naissance d’une toute nouvelle génération d’étoiles. Très turbulentes, leurs souffles sculptent le nuage primordial de manière dramatique. Certaines sont très caractéristiques, elles émettent des jets de matières se déplaçant à un million de kilomètres heure dans l’espace. Elles sont dites alors objet d’Herbig-Haro, du nom de deux astronomes les ayant étudiés.

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L’influence extraordinaire de deux de ces étoiles de type Herbig-Haro est très visible sur ce cliché par les ondes de choc qu’elles créent sur leur environnement. Elles marquent deux lignes correspondant probablement à la direction prise par leurs jets.

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L’une d’elles s’étend de l’extrémité supérieure gauche à la partie inférieure du centre, se terminant dans le groupe circulaire de taches et d’arcs lumineux en bas au centre. L’autre commence à proximité du bord supérieur gauche de l’image et s’étire vers la droite du centre. La curieuse structure brillante en forme de cimeterre en haut à gauche est probablement due principalement à la lumière des étoiles réfléchie par la poussière et n’est pas un objet de Herbig-Haro.

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FORS-1 a enregistré la lumière de NGC 6729 par l’intermédiaire de deux filtres, mettant en valeur la présence d’hydrogène et de souffre ionisés. Normalement l’oeil humain verrait la scène dans une tonalité de couleurs rouges. Pour la rendre plus visible, l’émission de souffre a été colorée en bleu, les différences d’intensité des rayonnements est traduite par l’intensité des couleurs.

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Source principale : site ESO

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