L’amas de Pandore : Abell 2744
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Abell 2744 ; crédit image : NASA, ESA, ESO, JAXA, et autres
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Plan large : 864 x 864 pixels
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Cet amas galactique, nomenclaturé comme Abell 2744, a été surnommé l’Amas de Pandore par les scientifiques étonnés par la grande variété de structures qu’il présente.
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La scène se situe à 3,5 milliards d’années lumière de nous, dans la constellation australe du Sculpteur. L’image couvre un champ d’environ 6 millions d’années lumière de largeur.
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Avant d’entrer dans les explications, voici le code des couleurs. Les jaune et blanc correspondent aux données optiques recueillies par le télescope spatial Hubble et par le VLT de l’ESO sur Terre ; les rouge aux gaz chauds de plusieurs millions de degrés enregistrés en rayons X par le télescope spatial Chandra de la NASA ; les bleu aux données calculées à partir des enregistrements de Hubble, du VLT et du Subaru de la JAXA sur Terre, visualisant la répartition et la densité de la matière noire.
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Une étude à paraître dans les annales mensuelles de la Royal Astronomical Society, dirigée par Julian Merten (Université de Heidelberg, Allemagne) présente Abell 2744 comme une région particulièrement complexe de l’espace où entrent en collision au moins quatre amas galactiques différents !
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Abell 2744, annoté, crédit image ; NASA, ESA, ESO, JAXA, et autres
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Plan large : 864 x 864 pixels
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Le cœur de l’amas (core) montre une structure en forme de trace de balle émettant des gaz chauds (de forts rayonnements X) ainsi qu’une frontière marquée entre gaz chauds et matière noire. Cette nette séparation s’explique par les frottements de la matière intergalactique qui ralentissent son cheminement. Ces frottements n’ont aucune incidence par définition sur la matière noire qui poursuit sa course dans l’espace. Les cercles sur l’image annotée indiquent des pics locaux particulièrement importants de gaz chauds en rouge ou de matière noire en bleu.
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Cette séparation est encore plus grande dans le nord-ouest (NW) de l’amas. La distance entre gaz chauds et matière noire atteint les 500 000 années lumière, les scientifiques envisagent un phénomène de fronde gravitationnelle entre gaz chaud et matière noire pour en donner une tentative d’explication. De même la séparation entre matière baryonique et noire est très visible à l’ouest (W) et au Nord (N).
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La matière visible (les galaxies) ne compte que pour 5% de l’ensemble de l’amas. Les rayons X permettent d’en visualiser 20% sous forme de gaz chauds. Les 75% restants sont donc de la matière noire (composée de matière complètement inconnue), par définition indétectable directement. Mais elle peut être décelée par l’attraction gravitationnelle qu’elle exerce sur son environnement. Les scientifiques ont pu réaliser cette étude car un amas galactique aussi important a une grande influence sur le comportement de la lumière dans son environnement. Il s’agit du phénomène de lentille gravitationnelle prédit par Einstein dans le cadre de la théorie de la relativité générale. La lumière qui nous parvient en provenance des galaxies lointaines en arrière plan est distordue à son approche de l’amas. L’étude précise des différences de distorsions des images des galaxies lointaines selon leur place dans l’amas permet d’en déduire la quantité de matière noire locale et d’établir ainsi une carte de la répartition de la matière noire dans l’amas.
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Les amas galactiques sont gravitationnellement les éléments les plus importants de l’Univers. Leur étude est donc primordiale pour toute tentative cosmologique de la genèse et de l’évolution de l’ensemble de l’Univers, mystérieuse matière noire incluse !
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Source : site Chandra
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