Du ciel et de la terre

31.7.2011

Mercure du noir et blanc à la couleur

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Mercure du noir et blanc à la couleur

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Terminons juillet 2011, par deux vues prises ce mois-ci par la sonde Messenger en orbite autour de Mercure.

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La première est très impressionnante par le contraste créé par le noir et blanc. Messenger se situe le 11 juillet 2011 par 14,17° latitude Nord et 122,3° longitude Est. La résolution est de 456 mètres par pixel.

 

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Mercure, cratère Xiao Zhao ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 701 x 1 729 pixels

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Xiao Zhao est un petit cratère large de 24,2 kilomètres relativement récent. Petit impact mais puissant puisque ses éjectas s’étendent très loin autour de lui et brillent par contraste avec la surface plus âgée et plus sombre environnante.

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La deuxième est en couleurs. Prise aussi le 11 juillet au travers de six filtres couleurs différents, elle est centrée par 34,67° latitude Sud et 100,4° Longitude Est. La résolution est de 1 853 mètres par pixel.

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Mercure, Rembrandt en couleurs ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 514 x 1 663 pixels (7,2 Mo)

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A gauche de l’image nous retrouvons le grand bassin d’impact Rembrandt large de 796 kilomètres entouré de matières plus sombres. Il fait l’objet d’un intérêt tout particulier des scientifiques en raison de sa grande taille, de son jeune âge et de ses particularités physiques. Sur la droite de l’image le cratère aux longs rayons lumineux est Amaral.

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Source : site Messenger

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30.7.2011

Au cœur de la noirceur : Segue 1 et sa maison de retraite

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Au cœur de la noirceur : Segue 1 et sa maison de retraite

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Au fil des notes, nous avons suivi l’existence de galaxies naines orbitant autour de notre galaxie. Peu visibles, elles sont les briques fondamentales de l’association des étoiles dans l’Univers et forment en se regroupant, au fil du temps, les grandes galaxies comme la nôtre.

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Grâce à un article publié dans The Astrophysical Journal, avec comme signataire principal Marla Geha, Yale University, cette nouvelle note nous permet de découvrir un nouveau concept : les galaxies naines noires ou sombres !

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L’affaire Segue 1 a débuté quand Geha, Joshua Simon (Carnegie Institution Washington) et leurs collègues ont étudié un groupe d’étoiles situé à la périphérie de notre Voie Lactée. En utilisant les données du Sloan Digital Survey et des observations à partir du télescope Kexk II à Hawaï, les chercheurs ont démontré que ce groupe d’étoiles était hétérogène, qu’il n’était pas un amas d’étoiles échappé de la galaxie naine du Sagittaire voisine.

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Les observations de Geha n’avaient guère convaincu les membres d’une équipe de l’université de Cambridge qui avaient repris les travaux.

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Alors, tant qu’à faire, Geha est retourné à l’observatoire du Keck et a utilisé son instrument DEIMOS (Deep Extragalactic Imaging Multi-Object Spectrograph) pour mesurer la vitesse des étoiles de Segue 1 par rapport à la Voie Lactée et aussi en relation les unes avec les autres.

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Mais pourquoi les scientifiques attachent-ils tant d’intérêt à un petit groupe de 1000 étoiles situé au bord de notre galaxie ?

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Au cœur de la noirceur, Segue 1 ; crédit images : Marla Geha, Keck Observatory

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Image du haut : sur cette portion du ciel, les astronomes ont repéré la galaxie naine Segue 1, la reconnaissez-vous ?

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Image du milieu : voici cerclées en vert les étoiles de Segue 1 étudiées par le Keck et son instrument DEIMOS

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Image du bas : par le traitement d’images, toutes les étoiles extérieures à Segue 1 ont été enlevées. La galaxie naine nous apparaît alors dans toute sa splendeur…

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Dès la première étude de Geha, les astronomes avaient conclu que la masse totale de Segue 1 était 3 400 fois plus grande que ne le laissait supposer celle additionnée de ses étoiles visibles. Autrement dit la galaxie naine Segue 1 est surtout constituée par la mystérieuse matière noire toujours recherchée, décorée d’un semis d’étoiles.

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“Si les mille étoiles de Segue 1 n’étaient accompagnées qu’un peu de matière noire, elles devraient se déplacer toutes à peu près à la même vitesse” commente Simon. Mais les données apportées par le Keck montrent qu’au lieu de se déplacer à un rythme régulier de 209 kilomètres par seconde par rapport à la Voie Lactée, certaines se déplacent plus lentement à 194 km/s tandis que d’autres se déplacent plus vite à 224 km/s.

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“Segue 1 doit posséder une masse considérable pour modifier la vitesse de ces étoiles”, explique Geha. La masse nécessaire a été calculée à 600 000 masses solaires or le millier d’étoiles de Segue 1 ont chacune une masse à peu près équivalente à celle de notre Soleil. La plus grande partie de la masse manquante est donc constituée de matière noire, conclut Geha.

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Les études du Keck ont aussi mis en lumière, une autre face tout à fait passionnante de Segue 1 : ses étoiles sont très primordiales.

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Les étoiles primitives appartiennent à une époque où l’Univers était encore très jeune et où les étoiles massives trop peu nombreuses pour fusionner les atomes légers comme l’hydrogène et l’hélium, premiers éléments de l’Univers, en atomes plus lourds comme le fer et l’oxygène en grandes quantités avant de les restituer dans l’espace (Plus une étoile est massive, plus son espérance de vie est courte).

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Le spectre de 6 des étoiles de Segue 1 a été étudié par le Keck et une septième étoile par le Very Large Telescope. Trois d’entre elles se sont révélées posséder moins de 2500 fois de fer que dans notre Soleil ! La nouvelle étude recense autant d’étoiles primitives découvertes parmi les 200 milliards d’étoiles de notre Voie Lactée en une seule fois que depuis les trente dernières années et 10 % de leur nombre total ! Et Geha de continuer sa pensée ” pour étudier les étoiles les plus primitives, les galaxies naines vont devenir très importantes”.

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On peut imaginer l’enthousiasme des chercheurs dont la compréhension de la matière noire reste une des grandes énigmes de l’astrophysique. Par ailleurs le télescope spatial Fermi de la NASA, spécialisé dans les rayonnements de hautes énergies gamma, scrute entre autres Segue 1 dans l’espoir d’y détecter un rayonnement gamma correspondant à la collision et à la destruction d’une paire de particules de matière noire. Pour l’instant en vain. “Il est possible que Fermi, ne soit pas assez ou tout juste assez puissant pour détecter un tel événement, commente Simon. Une telle détection serait spectaculaire et viendrait confirmer certaines théories actuelles sur la nature de la matière noire”.

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En attendant les astronomes soupçonnent qu’il existe d’autres, peut-être encore plus sombres, galaxies naines autour de notre Voie Lactée, attendant d’être découvertes. “Nous aimerions trouver d’autres objets comme Segue 1″, conclut Simon.

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Source : site Keck Observatory

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29.7.2011

Vesta, 23 juillet 2011

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Vesta, 23 juillet 2011

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La NASA a programmé une importante conférence de presse pour le premier août 2011 sur les derniers événements arrivés à la sonde Dawn : son arrivée et sa satellisation autour de l’astéroïde Vesta, les nouvelles corrections de trajectoire effectuées et à venir, et bien sur à la découverte de ce qui est souvent considéré comme une proto-planète, le deuxième plus gros astéroïde de la ceinture d’astéroïde située entre Mars et Jupiter, Vesta, au diamètre de 530 kilomètres.

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Vesta présente des reliefs tout à faits impressionnants. En voici une nouvelle vue prise le 23 juillet 2011 par la sonde Dawn d’une altitude de 5 200 kilomètres.

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Vesta, 23 juillet 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Tout comme nous, les scientifiques apprennent à se familiariser avec les caractéristiques géographiques de ce nouveau monde.

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Source principale : site NASA, JPL-Caltech, Dawn

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28.7.2011

Le premier troyen extra-terrestre !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:50

Le premier troyen extra-terrestre !

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Le petit point entouré d’un cercle vert sur l’image ci-dessous est une grande première : la découverte du premier troyen de la Terre. La nouvelle est relatée ce jour par la publication dans Nature d’un article avec comme signataire principal Martin Connors, Athabasca University, Canada.

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Astéroïde 2010 TK7 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 000 x 3 000 pixels

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Les troyens sont des objets partageant une même orbite avec une planète ou une lune, en avant ou en arrière, de façon stable. Dans notre système solaire, Jupiter, Neptune et Mars sont connus posséder des troyens ainsi que deux lunes de Saturne. La théorie prévoyait l’existence possible de troyens à notre Terre mais difficiles à trouver car nécessairement petits et, vus par rapport à la Terre, très proches de la lumière du Soleil.

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La découverte a été possible grâce au télescope spatial infrarouge de la NASA qui a scanné le ciel pendant un an, entre janvier 2010 et février 2011 et plus particulièrement aux données recueillies dans le cadre du programme NEOWISE recherchant les astéroïdes “géocroiseurs” de la Terre. WISE a ainsi étudié 155 000 astéroïdes de la ceinture principale entre Mars et Jupiter, et ajouté 132 nouveaux géocroiseurs de la Terre aux 500 déjà répertoriés.

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Les chercheurs ont déduit des données de WISE deux candidats possibles au titre de troyens de la Terre. Un seul a été retenu, l’astéroïde 2010 TK7 après son suivi par le Canada-France-Hawaï-Télescope installé sur la Mauna Kea à Hawaï.

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Orbite de 2010 TK7, vue d’artiste ; crédit image : Paul Wiegert, University Western Ontario, Canada

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Plan large : 768 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 247 x 2 996 pixels

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Sur cette vue d’artiste, l’orbite de la Terre est tracée en pointillés bleus, celle de l’astéroïde 2010 TK7 a été figurée en vert.

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L’astéroïde 2010 TK7 possède un diamètre estimé à 300 mètres. Son orbite est inhabituelle, elliptique, complexe près d’un point stable proche de l’orbite terrestre. L’astéroïde se déplace nettement au dessus et au dessous du plan orbital. Il est éloigné de 80 millions de kilomètres de nous. Son orbite est bien définie pour au moins les 100 prochaines années et il ne s’approchera pas à moins de 24 millions de kilomètres de la Terre. Il est leader de la Terre dans son orbite autour du Soleil.

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Il existe une poignée d’astéroïdes dont l’orbite est assez semblable à celle de la Terre. Ils peuvent servir d’excellentes cibles à de prochaines expéditions robotiques ou humaines comme il est prévu dans un avenir relativement proche. Cela ne sera jamais le cas de l’astéroïde 2010 TK7 car ses déplacements trop éloignés du plan orbital terrestre nécessitent bien trop d’énergie pour le rejoindre.

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Source : site NASA, WISE

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27.7.2011

Triplet du Lion

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:00

Triplet du Lion

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Ce soir élevons notre regard vers la constellation du Lion.

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Constellation du Lion, carte ; crédit image : ESO, IAU, Sky & Telescope

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Plan large : 1 024 x 796 pixels

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Voici une vue de la partie du ciel qui nous intéresse :

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Triplet du Lion, contexte ; crédit image : ESO, DSS2

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Plan large : 1 178 x 1 280 pixels

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Le trio de galaxies du Lion est visible ici au centre bas droit de cette image prise dans le cadre du Digitized Sky Survey 2. L’étoile brillante du coin supérieur droit est l’étoile visible à l’œil nu : Theta Leonis.

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Triplet du Lion ; crédit image : ESO, INAF-VST, OmegaCam et autres

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Plan large : 829 x 1 024 pixels

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Plan très large : 3 238 x 4 000 pixels (5,9 Mo)

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Voici une magnifique et gigantesque image (l’original a une taille de 483 Mo) de ces trois galaxies brillantes dénommées le Triplet du Lion. Elle a été effectuée par le dernier instrument installé autour du Very Large Telescope de l’ESO au Chili, le VST (VLT Survey Telescope) au miroir de 2,6 mètres et à la caméra géante de 268 Megapixels.

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Ces trois galaxies situées à 35 millions d’années lumière de nous sont trois galaxies spirales mais vues plus ou moins par leurs tranches. En particulier NGC 3628, à gauche de l’image, dont les épaisses bandes de poussières le long du plan galactique sont très visibles. Ses deux compagnes M65 et M66, en haut et en bas à droite, sont suffisamment inclinées par rapport à nous pour que leurs bras spiraux soient discernables.

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Le champs de vision d’environ deux pleines lunes de large du VST, permet de photographier le Triplet en une seule fois. Il met aussi en valeur beaucoup d’objets d’arrière plan, des galaxies plus distantes et moins lumineuses.

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Mais le VST n’a pas pour mission principale l’étude de grands objets comme les interactions gravitationnelles entre les membres du Triplet. Il sert de cadreur très précis pour la vision très fine du Very Large Telescope.

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Une des missions scientifiques du VST est la recherche de très petits objets, peu lumineux tels que naines brunes, planètes, étoiles à neutrons et trous noirs stellaires. Ils sont estimés être nombreux dans le halo galactique mais trop peu lumineux pour être détectés de manière directe même par les grands télescopes. Le VST va rechercher d’infimes événements dus au phénomène de microlentille gravitationnelle pour observer indirectement ces objets et étudier le halo galactique.

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Or étudier le halo galactique permet d’en déduire la présence de la matière noire supposée être le constituant principal du halo. La recherche d’indice sur la nature de sa substance ainsi que de celle de l’énergie noire est aussi prévue dans les sondages que le VST va effectuer dans l’Univers lointain. A son programme donc recherche d’amas galactiques et de quasars situés très loin dans l’univers.

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La constellation du Lion étant placée sur le plan du système solaire, beaucoup plus proches de nous sont visibles sur cette image dix traits lumineux de différentes couleurs selon les filtres utilisés. Il s’agit simplement de la trace du passage d’astéroïdes durant le temps de pause des prises de vues.

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Source : site ESO

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26.7.2011

Nébuleuse planétaire Kronberger 61

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:40

Nébuleuse planétaire Kronberger 61

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Cette vue d’une nouvelle et magnifique nébuleuse planétaire sert d’illustration à un symposium d’astronomie qui se réunit actuellement en Espagne à Puerto de la Cruz, Tenerife. Réalisée au foyer du télescope Gemini , elle est le résultat de la coopération d’astronomes amateurs et professionnels.

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Kronberger 61 ; crédit image : Gemini Observatory, AURA

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Une nébuleuse planétaire correspond à la coquille de matériaux expulsés par une étoile de taille moyenne comme notre Soleil en fin de vie. Celle-ci a été découverte par l’astronome amateur australien Mattias Kronberger. L’étoile génitrice de ce joli joyau brillant est probablement celle bleutée pratiquement au centre de la nébuleuse.

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Or depuis des décennies les astronomes se demandent si la forme complexe des nébuleuses planétaires est tributaire de l’existence d’un compagnon à l’étoile moribonde voir même de celles de planètes dans le système stellaire.

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Non par coïncidence, Kronberger 61 ou 61 Kn, le nom de la nébuleuse , se situe dans une petite région du ciel de la Constellation du Cygne, l’équivalent d’une main vue à bout de bras, intensément surveillée par le satellite spatial de la NASA : Kepler. Kepler observe constamment les variations de lumière de 150 000 étoiles de cette zone, dans le but d’y détecter l’existence d’exoplanètes de tailles équivalentes à celle de la Terre, orbitant autour d’étoiles assez semblables à notre Soleil.

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Astronomes amateurs et professionnels travaillent en tant que partenaires. Ainsi six nébuleuses planétaires dont 61 Kn ont été découvertes dans cette région. Jusqu’à présent seulement 20% des nébuleuses planétaires observées ont été rattachées à l’existence de systèmes binaires d’étoiles. Or les couples, voir plus, forment la grande majorité de la population des étoiles de notre galaxie. Il est possible que depuis la Terre, il soit souvent difficile de découvrir la présence d’un compagnon à l’étoile mourante (trop petit, ou trop éloigné). La puissance du télescope Kepler devrait combler les lacunes d’observations depuis la Terre dans cette zone de l’espace.

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Source : site Gemini Observatory

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25.7.2011

Japet

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Japet

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Japet (1 471 km de diamètre) est une autre des lunes tout à fait extraordinaires de Saturne. A l’image du Yin et du Yang, elle offre au regard deux faces opposées : l’une claire, l’autre foncée. Sa ceinture équatoriale est boursouflée ce qui la fait ressembler à une noix dans l’espace !

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Japet, 7 juin 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI

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Plan plus large : 787 x 787 pixels

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Cette vue a été prise par la sonde Cassini en lumière visible le 7 juin 2011 d’une distance de 863 000 kilomètres de Japet où la résolution est de 5 kilomètres par pixel. Cassini regarde vers le pôle sud de Japet qu’elle n’approchera plus avant mars 2015.

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Source : site CICLOPS

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23.7.2011

Superbulle cosmique N 44

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Superbulle cosmique N 44

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Ce soir retour vers notre galaxie naine voisine du Grand Nuage de Magellan, pour retrouver une super bulle cosmique.

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Le Grand Nuage de Magellan est très connu pour contenir de larges et riches régions de formations d’étoiles. LHA 120-N 44, souvent abrégé en N 44, est l’une de celles-ci. Cette nébuleuse entoure l’amas d’étoiles NGC 1929.

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La voici photographiée par le Very Large Telescope de l’ESO au Chili sur une idée de l’argentin Manu Mejas.

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LHA 120-N 44 ; crédit image : ESO, Manu Mejas

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Plan large : 1 024 x 904 pixels

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Plan très large : 2 018 x 1 781 pixels

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Les jeunes étoiles de l’amas d’étoiles NGC 1929 émettent d’intenses rayonnements ultraviolets faisant briller cette énorme enveloppe de gaz s’étendant sur une zone large de 325 x 250 années lumière de côté. Par comparaison l’étoile chaude la plus proche du Soleil se situe à environ 4 années lumière de nous.

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La superbulle N 44 est le résultat de la combinaison de deux processus. Premièrement les vents stellaires – des vents de particules chargées provenant des étoiles massives et très chaudes du centre de l’amas – ont dégagé la région centrale. Ensuite, certaines des étoiles massives de l’amas ont explosé en supernovae, créant des ondes de choc repoussant les gaz vers l’extérieur pour former la bulle brillante.

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Bien que cette superbulle soit issue de forces destructrices (vents stellaires et supernovae), les ondes de choc permettent la précipitation de ses nuages froids compressés pour former la nouvelle génération d’étoiles de NGC 1929

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Source : site ESO

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Vesta, 18 juillet 2011

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 16:40

Vesta, 18 juillet 2011

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Continuons, grâce à la sonde Dawn de la NASA, nouvellement satellisée autour de Vesta, la découverte du deuxième plus gros astéroïde de la ceinture du même nom située entre Mars et Jupiter. (Voir dernière note sur le sujet du 19 juillet 2011).

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Vesta, 18 juillet 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Plan large : 1 300 x 1 000 pixels

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Dawn se trouvait le 18 juillet 2011 à une distance de 10 500 kilomètres de Vesta (530 kilomètres de diamètre) où la résolution est maintenant de 2 kilomètres par pixel !

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Source : site NASA, JPL-Caltech, Dawn

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21.7.2011

IC 342

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IC 342

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Voici la galaxie spirale barrée IC 342 telle qu’elle est peut-être vue dans le visible : (voir note originale du 24/02/2007)

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IC 342 ; crédit image : T. A. Rector (University of Alaska), NAOO, AURA, NSF et autres

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IC 342 se situe à presque 11 millions d’années lumière de nous, dans la constellation de la Girafe, et fait partie du groupe galactique local voisin du nôtre. Si IC 342 se présente de face à nous, sa vision est obscurcie par les nuages de poussières de notre propre Voie Lactée.

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Vous le savez, la vision infrarouge permet de s’affranchir d’une partie des poussières. Alors profitons des enregistrements réalisés par le télescope spatial infrarouge Spitzer de la NASA, pour scruter l’intimité cachée d’IC 342. Les couleurs correspondent conventionnellement à différents types de longueurs d’ondes infrarouges observées. En bleu ou en blanc les points très nets sont bien sur des étoiles en premier plan de notre propre galaxie. Elles semblent prisonnières d’une toile d’araignée dont les fils sont d’immenses nuages de poussières d’IC 342. En leurs cœurs se forment de nouvelles générations d’étoiles. En particulier, le centre galactique où l’on pourrait chercher l’araignée centrale, brille de l’éclat de myriades de nouvelles étoiles dont la génèse est alimentée par les deux barres de poussières qui l’entourent.

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IC 342 vue par Spitzer, 1 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, J. Turner (UCLA)

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Plan large : 860 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 100 x 2 500 pixels

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IC 342 vue par Spitzer, 2 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, J. Turner (UCLA)

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Plan large : 860 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 100 x 2 500 pixels

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Source : site NASA, JPL-Caltech, Spitzer

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