Du ciel et de la terre

31.8.2011

Où des étoiles font leur cinéma

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:10

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Où des étoiles font leur cinéma

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Une jeune étoile émet de puissants jets de particules dans l’espace. Certaines d’entre elles sont particulièrement turbulentes, on les classifie alors comme Objets d’Herbig-Haro (HH). Ces jets ne durent que le temps de la formation de l’étoile. Ils se dispersent dans les deux directions opposées par rapport à son axe de rotation, en fonction de son champs magnétique, et cessent lorsque l’étoile n’a plus de matériaux nouveaux à incorporer dans le disque d’accrétion qui l’entoure.

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Un article paru le 20 juillet 2011 dans Astrophysical Journal reprend les archives accumulées par le télescope Hubble durant ses 14 années de fonctionnement, sur certaines étoiles HH relativement proches. L’équipe des chercheurs est très disparate, les travaux sont présentés avec comme auteur principal Patrick Hartignan (Rice University, Houston, Texas).

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Jets Herbig-Haro ; crédit image : NASA, ESA, P. Hartignan

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Toutes les étoiles HH étudiées sont situées à environ 1 350 années lumière de nous : HH1, HH2, HH34 dans la constellation d’Orion, HH46 et HH47 dans la constellation australe du Voile. Leurs jets s’étendent sur des distances correspondant à une dizaine de largeurs du système solaire et fusent à des vitesses de l’ordre de 770 000 km/h.

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Le matériel accumulé par Hubble a permis en mettant bout à bout les images de créer des films animés de l’activité des étoiles.

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L’étude de ces films révèle que l’activité des jets n’est pas continue comme de l’eau s’écoulant d’un tuyau d’arrosage, ils se créent sporadiquement par groupes.

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De même les gaz se déplacent à des vitesses différentes comme des files de circulation sur une autoroute. Lorsque des bouffées de gaz rapides rattrapent d’autres plus lentes se créent des ondes de choc un peu similaires à celles apparaissant à la proue d’un navire en mouvement.

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D’autres ondes de choc se créent lorsque les jets se heurtent aux nuages de gaz interstellaires.

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“Pris ensemble, nos résultats brossent un tableau de jets remarquablement diversifié pour leurs interactions entre eux ainsi qu’avec leur environnement, ce qui contraste avec la majorité des simulations existantes qui décrivent les jets comme des systèmes linéaires et calmes”, commente Hartignan.

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Les données apportées par Hubble sont si complexes que les chercheurs ont été obligés de consulter plusieurs spécialistes dans le monde de la dynamique des fluides. Leurs points de vue de physiciens apportent des éclairages différents sur les interprétations que font habituellement les astronomes de ce genre de phénomènes.

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Voir les étoiles faire leur cinéma rend leur étude encore plus passionnante !

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Source : Hubblesite

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30.8.2011

Noir c’est noir…

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 23:10

Noir c’est noir…

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Lorsqu’un astronome aperçoit dans le ciel des nuages sombres entre les étoiles, il a pris l’habitude d’observer la région en lumière infrarouge pour découvrir leur intérieur.

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Voici donc une image à grand champs d’une partie de notre galaxie vue en infrarouge par le télescope WISE de la NASA. Dans le visible nous verrions des nuées d’étoiles se détachant sur fond de ténèbres épaisses. Grâce à l’infrarouge apparaissent alors l’intimité des nuages, resplendissants en fonction des longueurs d’ondes infrarouge observées.

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IRDC G.11.11-0.11 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, WISE Team

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Mais même en infrarouge des zones apparaissent encore très noires, elles correspondent à ce qu’il est convenu d’appeler des nuages sombres en infrarouge. Ces nuages de gaz et de poussières sont si froids et si denses que si nous nous trouvions en leur sein, nous ne verrions ni étoiles, ni galaxies dans le ciel, le noir absolu. Vous le devinez, c’est à partir de tels nuages que se formeront les futures générations d’étoiles lorsqu’ils s’affaisseront sur eux-mêmes par leur propre gravité et les secousses engendrées par une supernova voisine par exemple. Pour tenter de percer leurs mystères il faut les regarder dans d’autres longueurs d’ondes comme par exemple peut le faire le télescope spatial Herschel dans l’infrarouge lointain et le submillémétrique.

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Source principale : site NASA, WISE

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29.8.2011

Vesta, 11 et 12 août 2011

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:30

Vesta, 11 et 12 août 2011

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Au programme de ce soir trois nouveaux clichés de l’astéroïde Vesta présentés au public sur le site de la NASA consacré à la mission Dawn.

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Vesta, cratère et sols anciens ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Sur cette vue prise le 11 août par Dawn, un cratère se détache sur un fond poussiéreux, probablement relativement ancien.

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Vesta, escarpement sud ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Ce cliché réalisé le 12 août 2011 nous permet de retrouver, sous un aspect particulièrement impressionnant, l’escarpement sud situé sur le pôle sud de l’astéroïde (en bas à droite).

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Vesta, colline sombre ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Enfin sur cette autre vue prise aussi le 12 août, une colline sombre se détache sur le fond plus clair de Vesta

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Pour les trois images la résolution est de l’ordre de 260 mètres par pixel

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Source : site NASA, JPL-Caltech, Dawn

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28.8.2011

Pas de pénurie de carburant à l’horizon galactique

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:40

Pas de pénurie de carburant à l’horizon galactique

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Un article paru dans Nature du 26 août nous rassure sur l’alimentation en gaz de notre Voie Lactée. Il est signé par deux professeurs de physique de University of Notre Dame (Indiana), Nicolas Lehner et Christopher Howk.

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La question des astronomes est relative à l’alimentation en gaz de notre Voie Lactée nécessaire à la formation des nouvelles générations d’étoiles . Une étoile est le résultat de la contraction sur lui-même d’un dense nuage de gaz froid. Si les réserves de gaz diminuent, les étoiles ne peuvent plus se former.

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Les savants pensent que le renouvellement en gaz de la Voie Lactée se fait par capture de nuages se déplaçant à grande vitesse dans le halo galactique.

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Nuages de gaz dans le halo galactique ; crédit illustration : NASA, ESA, A. Feild (STScI)

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Plan large : 745 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 300 pixels

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Ces nuages de gaz ionisés ont pu être identifiés grâce à leurs interactions avec des sources de lumières situées en arrière plan. Des études antérieures avaient utilisé comme source lumineuse des quasars, mais leur très grand éloignement rendaient peu précise l’analyse du spectre correspondant à l’emplacement des nuages visés.

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Les chercheurs pour cette étude ont utilisé comme “lumière-source” celle de 27 étoiles dont la distance est connue et située dans le halo galactique. Leur lumière a été analysée par le spectrographe du télescope spatial Hubble.

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Les résultats montrent que les nuages ionisés sont nombreux dans le halo galactique dans un rayon de 40 000 années lumières du Soleil. Ils sont présents dans la moitié des échantillons sélectionnés, donnée équivalente à celle obtenue à partir des échantillons précédents de quasars. Ils ne sont pas uniformément répartis autour de la galaxie mais regroupés, un peu comme vus sur la Terre du ciel pendant une journée de couverture nuageuse moyenne.

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Les résultats confirment aussi un modèle mathématique actuel prédisant le ralentissement de la chute des nuages de gaz s’approchant de la Voie Lactée. Les nuages les plus proches de la Voie Lactée semblent avoir été ralentis et ne bougent pas aussi vite que ceux plus éloignés, à l’image d’une météorite ralentissant lors de son entrée dans l’atmosphère terrestre.

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“Nous savons maintenant où se situe le carburant nécessaire à la formation des étoiles galactiques, conclut Lehner. Reste à comprendre comment il est arrivé là !”

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Sources :

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University of Notre Dame

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Hubblesite

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27.8.2011

Vesta : monticule au pôle Sud

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 17:00

Vesta : monticule au pôle Sud

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Vesta, 12 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Plan large : 900 x 900 pixels

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Cette vue prise le 12 août 2011 par la caméra de cadrage de la sonde Dawn de la NASA en orbite autour de l’astéroïde géant Vesta (530 kilomètres de diamètre), nous montre une large éminence sur le pôle sud de Vesta. La résolution est de l’ordre de 260 mètres par pixel.

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Crédit image : site NASA, JPL-Caltech, Dawn

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26.8.2011

Hypérion, 25 août 2011

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:40

Hypérion, 25 août 2011

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Ce 25 août 2011, la sonde Cassini en orbite autour de Saturne a croisé, à une distance de 25 000 kilomètres, la petite lune Hypérion (270 kilomètres de diamètre) se situant entre Titan et Japet. CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de Cassini, nous offre déjà ces cinq vues, reçues sur Terre le 26 août, brutes, livrées avec les imperfections de la transmission.

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Vous vous doutez que les instruments d’une sonde sont programmés très précisément depuis la Terre, la rencontre avec une cible ne durant que quelques minutes. Hypérion tourne sur elle-même de manière chaotique, si bien qu’il est impossible de savoir quelles faces seront visibles lors des prises de vues. Ce qui accroît la difficulté de prévision de la luminosité par exemple en fonction de l’éclairement et des textures des terrains visés.

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La prochaine rencontre entre Cassini et Hypérion aura lieu le 16 septembre 2011 à une distance de 58 000 kilomètres.

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Hypérion, 25 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI, 1, distance : 26 293 kilomètres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Hypérion, 25 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI, 2, distance : 26 108 kilomètres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Hypérion, 25 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI, 3, distance : 26 874 kilomètres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Hypérion, 25 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI, 4, distance : 38 475 kilomètres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Hypérion, 25 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI, 5, distance : 52 493 kilomètres

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Source : site CICLOPS

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25.8.2011

Le triplet de la Vierge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:00

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Le triplet de la Vierge

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Après les yeux de la Vierge hier, pour rester dans la famille Galaxie, voici ce soir un trio galactique photographié par le télescope spatial Hubble en avril 2009. Son patronyme est ARP 274, alias NGC 5679. Leur crèche est aussi située dans la Constellation de la Vierge mais cette fois à 400 millions d’années lumière de nous.

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ARP 274, alias NGC 5679 ; crédit image : NASA, ESA, M. Livio, The Hubble Heritage Team

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Plan large : 819 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 400 x 3 000 pixels

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Malgré leur proximité apparente, la forme des deux grandes spirales ne semble pas trop affectée. Deux des trois galaxies sont dans une phase de très grande création d’étoiles. Les couleurs de l’image respectent les types de populations d’étoiles : jaune pour les étoiles âgées des noyaux par exemple, bleu pour les étoiles jeunes parsemées tout au long des bras spiraux et rose pour les nuages d’hydrogènes où sont actuellement en train de se former les nouvelles générations d’étoiles tandis que les poussières interstellaires se profilent en filaments rouge-sombre le long des mêmes bras spiraux.

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Malgré leur proximité apparente, la forme des deux grandes spirales ne semble pas trop affectée. Deux des trois galaxies sont dans une phase de très grande création d’étoiles. Les couleurs de l’image respectent les types de populations d’étoiles : jaune pour les étoiles âgées des noyaux par exemple, bleu pour les étoiles jeunes parsemées tout au long des bras spiraux et rose pour les nuages d’hydrogènes où sont actuellement en train de se former les nouvelles générations d’étoiles tandis que les poussières interstellaires se profilent en filaments rouge-sombre le long des mêmes bras spiraux.

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Source : sites NASA

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24.8.2011

Les yeux de la Vierge

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 16:50

Les yeux de la Vierge

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Ces deux galaxies ont été surnommées “les yeux” car les deux ovales blancs de leurs centres galactiques ressemblent à deux yeux brillants dans la nuit noire vus d’un télescope de moyenne taille.

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Les yeux de la Vierge ; crédit image : ESO, Gems Project

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Plan large : 862 x 1 024 pixels

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Plan très large : 1 499 x 1 781 pixels

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Cette magnifique image a été réalisée grâce à l’instrument FORS2, un spectrographe opérant dans le visible et le proche ultraviolet, installé sur le Very Large Telescope de l’ESO au Chili.

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Ces deux galaxies sont situées à 50 millions d’années lumière de nous dans la Constellation de la Vierge. Elles sont séparées de 100 000 années lumière.

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La galaxie en bas à droite, NGC 4435, est compacte et semble dénuée de poussières tandis que sur celle en haut à gauche, NGC 4438, sont visibles une bande de poussière juste en dessous de son noyau, des jeunes étoiles à gauche de son centre et du gaz qui s’étend au moins jusqu’au bord de l’image.

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NGC 4438, à l’origine spirale, a été dépouillée de son contenu par un violent processus : sa collision avec une autre galaxie. La coupable pourrait bien être sa voisine de droite. Les astronomes ont calculé qu’elles se sont rapprochées jusqu’à 16 000 années lumière l’une de l’autre, il y a cent million d’années. Les forces gravitationnelles résultantes sont probablement responsables de l’éjection de la matière de NGC 4438 et la réduction de la masse de NGC 4435, lui enlevant la plupart de son gaz et de sa poussière.

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Encore que la véritable coupable des dommages de NGC 4438 est peut-être une autre galaxie non visible sur cette image : M86, Messier 86, une galaxie elliptique géante. Des observations récentes ont révélé l’existence d’un pont d’hydrogène ionisé entre elles.

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Ces galaxies font partie de l’amas galactique très riche de la Vierge (beaucoup de galaxies sont visibles en arrière plan des deux galaxies). Sur d’aussi courtes distances, dans ce type d’amas, les collisions galactiques sont très fréquentes.

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Source : site ESO

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23.8.2011

Les rougeurs de Blanche Neige

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 22:00

Les rougeurs de Blanche Neige

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Au bord immédiat du système solaire, existe une ceinture comprenant des centaines de milliers d’objets, la ceinture de Kuiper. Ses membres sont désignés comme des KBO’s (Kuiper Belt Object). Quatre cent d’entre eux, parmi les plus importants, sont considérés comme de potentielles planètes-naines dont Pluton est le représentant le plus symbolique.

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Un article à paraître dans Astrophysical Journal Letters, signé par Mike Brown, nous donne l’occasion de nous intéresser à l’un de ces KBO : son nom de code actuel est 2007 OR10.

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Cette planète-naine à la taille estimée entre 1 000 et 1 500 kilomètres de diamètre a été découverte par Mike Brown (Caltech) en 2007. Brown, l’imaginant à cette époque comme une grosse boule de glace perdue dans l’espace, l’avait surnommée, à tord, Blanche Neige.

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2007 OR10, vue d’artiste ; crédit image : NASA

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A tord, car les observations postérieures de la planète-naine ont démontré qu’en réalité Blanche Neige était l’un des objets les plus rouges du système solaire.

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Depuis Brown et ses collègues ont pu de nouveau observer Blanche Neige, en infrarouge, grâce au télescope de 6,5 mètres Magellan Baade construit au Chili. Comme prévu 2007 OR10 a confirmé sa robe rouge mais son spectre lui affirme que Blanche Neige est recouverte de glace d’eau. “Ce qui fut une grande surprise”, commente Brown, “la glace d’eau n’est pas rouge” !

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Or il existe un autre KBO, présentant les mêmes caractéristiques que 2007 OR10. Brown avait d’ailleurs aidé à sa découverte en 2002. Il s’agit de Quaoar, légèrement plus petit que Blanche Neige. A sa naissance Quaoar était assez grande pour avoir une activité volcanique dont les écoulements, vu la distance du Soleil, gelaient en surface, et entretenir une atmosphère. Mais trop petite, au bout de un ou deux milliards d’années, elle n’a pu retenir son atmosphère ; tout ce qui reste est un peu de méthane. Au fil du temps le rayonnement solaire a transformé le méthane en molécules hydrocarbonées de couleurs rouges. D’où la couleur rosée actuelle de Quaoar.

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Le spectre de 2007 OR10 ressemble à celui de Quaoar ; ce qui suggère que ce qui est arrivé à Quaoar est aussi arrivé à Blanche Neige. Cette combinaison couleur rouge et glace d’eau fait imaginer à Brown la présence de méthane sur Blanche Neige. “Nous sommes en train de regarder le dernier souffle de Blanche Neige, commente-t-il. Pendant 4,5 milliards d’années elle a lentement perdue son atmosphère, n’en reste encore qu’un peu de méthane”.

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“La présence de méthane n’est pas encore avérée avec certitude dans le spectre de 2007 OR10, il faudra des observations complémentaires par de grands télescopes comme le Keck à Hawai, ajoute Brown”. Et Brown de rappeler que Blanche Neige est un surnom inapproprié. Jusqu’à présent l’Union Astronomique Internationale, n’avait guère prêté attention à ce KBO parmi tant d’autres. Mais les dernières observations en font un objet tout à fait intéressant, méritant donc, espère Brown, de recevoir un patronyme dédié, autre qu’un n° de série perdu dans un catalogue.

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Source : site Caltech

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22.8.2011

Les hauts et les bas de Vesta

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 20:20

Les hauts et les bas de Vesta

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Voici une vue très dramatique de l’astéroïde géant Vesta effectuée par la caméra de cadrage de la sonde Dawn, le 11 août 2011. La résolution est de l’ordre de 260 mètres par pixel.

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Vesta, le 11 août 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Plan large : 1 024 x 1 024 pixels

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Source site NASA, JPL-Caltech, Dawn

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