Du ciel et de la terre

31.12.2011

En cette nuit de réveillon – rêvayons la tête dans la Lune !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:45

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En cette nuit de réveillon – rêvayons la tête dans la Lune !

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Cette nuit pour reprendre l’actualité récente, certains verront plusieurs lunes dans le ciel nocturne, peut-être des OVNI et certainement de vrais réverbères aux allures étranges. Alors en cette heure de festivités je vous propose une autre vue spectaculaire de la compagne de la Terre.

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Grâce à la sonde de la NASA Lunar Reconnaissance Orbiter (LRO) nous nous rendons sur la Lune, sur le mystérieux plateau élevé Aristarque situé à la limite de la mer Oceanus Procellarum et d’une zone de montagnes. Ce plateau est marqué par une faille sculptée par d’énormes effusions de laves, des champs de cendres volcaniques explosives, le tout entouré par une immense zone basaltique.

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Sur son extrémité sud , il a été percuté relativement récemment (quelques millions d’années) par un météorite ou une comète qui y a creusé un cratère du même nom, large de 40 kilomètres et profond de 3 500 mètres.

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Lune, cratère Aristarque, midi ; crédit NASA : GSFC, University of Arizona

Lune, cratère Aristarque, midi ; crédit NASA : GSFC, University of Arizona

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Plan large : 1 076 x 1 300 pixels

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Sur cette vue d’Aristarque prise en début d’après midi par LRO, il est très facile de constater la différence de brillance des éjectas du même cratère. La partie Nord-Est est principalement constituée de basaltes et de cendres tandis que la partie Sud-Sud Ouest est composée de roches de la croûte et de granit.

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Lune, cratère Aristarque, aurore ; crédit : NASA, GSFC, University of Arizona

Lune, cratère Aristarque, aurore ; crédit : NASA, GSFC, University of Arizona

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Plan large : 1 076 x 1 300 pixels

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Cette autre vue du cratère Aristarque a été prise au petit matin par LRO. Les dénivelés de la paroi, ressemblant à une mine à ciel ouvert, ainsi que ceux du pic central sont bien mis en évidence. Les flèches sur la gauche indiquent les limites de la vue panoramique ci-dessous alorsque le trait blanc sur la droite la trajectoire de LRO lors de la prise de vue du panorama.

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Lune, cratère Aristarque, panorama ; crédit : NASA, GSFC, University of Arizona

Lune, cratère Aristarque, panorama ; crédit : NASA, GSFC, University of Arizona

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Plan large : 340 x 1 000 pixels

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Le 10 novembre 2011, LRO est passée du Nord au Sud à 70 kilomètres à l’est du centre du cratère. Son altitude n’était que de 26 kilomètres, soit deux moins qu’à la normale, permettant ce cliché spectaculaire de la paroi ouest du cratère !

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Lune, cratère Aristarque, panorama ; détail : crédit NASA, GSFC, University of Arizona

Lune, cratère Aristarque, panorama ; détail : crédit NASA, GSFC, University of Arizona

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Plan large : 1 000 x 1 000 pixels

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Matières brillantes et sombres s’exposent tout au long de la paroi. Des perles pyroclastiques sombres formées par les dépôts de matériaux fondus lors de l’impact, côtoient les roches plus brillantes excavées des profondeurs de la croûte lunaire, silices ou granits dont la formation sur la Lune reste mal comprise. La situation d’Aristarque en bordure de mer et de montagne révèle une grande diversité de matériaux géologiques normalement invisibles sur la surface. Ce qui fait du plancher du cratère une cible souvent désignée comme prioritaire dans l’éventualité d’un retour de l’homme sur la Lune.

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Pour l’heure, je vous souhaite une agréable soirée de réveillon tout en trinquant à votre santé au milieu de nos rêves étoilés !

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Source : site LROC

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30.12.2011

Hollow isolé sur Mercure

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:33

Hollow isolé sur Mercure

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Hollow isolé sur Mercure ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

Hollow isolé sur Mercure ; crédit image : NASA, JHUAPL, Carnegie

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Plan large : 1 262 x 1 263 pixels

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Sur le côté droit de cette vue, (prise par la caméra à champ étroit de la sonde Messenger de la NASA en orbite autour de Mercure), est très visible sur la droite une zone deux fois plus lumineuse que ses terrains avoisinants. Il s’agit là, d’un des fameux “creux”, formation géologique propre à Mercure et qui ne se retrouve pas sur les autres mondes “gris” du système solaire.

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Celui-ci est isolé mais ces creux se repèrent souvent en groupes pouvant être nombreux. Mercure a connu un volcanisme très important et ces “creux”, le mot anglais est “hollow”, selon certains spécialistes, seraient liés à des processus de dégazage peut-être d’hydrogène.

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Le cliché a été effectué le 2 octobre 2011 avec une résolution de 26 mètres par pixel au sol. Il est centré par 51,67° latitude nord et 319,9° longitude est. Chaque côté du quadrilatère couvre une distance de l’ordre de 27 kilomètres.

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Source : site Messenger

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29.12.2011

Opportunity sur Mars, troisième semaine de décembre 2011

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:36

Opportunity sur Mars, troisième semaine de décembre 2011

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Voici quelques nouvelles du petit robot martien Opportunity toujours actif au bord du cratère Endeavour pour la période du 14 au 22 décembre 2011 soit du Sol 2805 au Sol 2812.

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Crédit photos : NASA, JPL-Caltech

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Source : Space Ref

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Après deux jours de collectes de données par l’imageur microscopique sur une cible appelée “Komati” sur l’éperon rocheux “Saddleback”, au Sol 2808, le robot a été programmé pour effectué un tour lui permettant d’offrir une nouvelle cible à portée de bras du robot.

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Pendant ce virage, la roue avant droite du robot a enregistré une surtension électrique ce qui a provoqué un message d’erreur et l’arrêt automatique de la manœuvre en urgence.

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Le personnel au sol a cru à une défaillance du moteur de la roue, mais les mesures ont montré simplement que la roue a été amenée par sa position a travailler plus dur que prévu. Après le diagnostic qui a duré jusqu’au Sol 2810, une manœuvre inverse a été demandée pour éviter un éventuel obstacle devant la roue avant du robot. Virage réussi qui confirme le bon état du moteur de la roue.

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Alors une plus grande rotation a été programmée pour que le robot puisse changer définitivement de position et continuer son examen des environs. Au 22 décembre 2011, Opportunity a parcouru sur Mars une distance totale de 34,36 kilomètres.

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 1

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 1

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 2

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 2

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 3

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 3

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 4

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 4

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 5

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 5

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Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 6

Opportunity sur Mars du Sol 2805 au Sol 2812 6

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28.12.2011

Dawn en orbite basse autour de Vesta

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 19:18

Dawn en orbite basse autour de Vesta

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Depuis le 13 décembre 2011 la sonde Dawn de la NASA s’est stabilisée pour une durée de 10 semaines sur son orbite de 200 kilomètres, la plus basse de sa mission autour de l’astéroïde géant Vesta.

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Voici quatre des premières images de la surface de Vesta obtenues depuis la nouvelle orbite de Dawn. Elles ont été effectuées le 13 décembre avec une résolution de l’ordre de 23 mètres par pixel.

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Crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA, MPS, DLR, IDA

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Source : site Dawn, NASA

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Vesta, cratères enterrés

Vesta, cratères enterrés

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Plan large : 1 403 x 1 446 pixels

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Cette vue qui couvre une zone de 18 kilomètres de côté a été prise d’une altitude de 189 kilomètres. Elle est centrée par 15° de latitude et 50° de longitude. De nombreux cratères sont enterrés dans cette région équatoriale de Vesta. Les matériaux de surface sont les éjectas en provenance du bassin d’impact Rheasilvia sur l’hémisphère sud de l’astéroïde.

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Vesta, l'ombre dans le cratère

Vesta, l’ombre dans le cratère

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Plan large : 1 559 x 1 614 pixels

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Cette vue qui couvre une zone de 18 kilomètres de côté a été prise d’une altitude de 191 kilomètres. Elle est centrée par 17° de latitude et 77° de longitude. A cette altitude l’ombre des murs d’un cratère de l’hémisphère Nord de Vesta se dessine de manière dramatique sur son plancher.

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Vesta, rainure équatoriale

Vesta, rainure équatoriale

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Plan large : 1 445x 1 453 pixels

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Cette vue qui couvre une zone de 18 kilomètres de côté a été prise d’une altitude de 185 kilomètres. Elle est centrée par 6° de latitude Sud et 60° de longitude. Nous retrouvons une des grandes rainures qui se prolongent tout autour de l’équateur de Vesta. Ici le plancher de la dépression rempli de matériaux clairs sur le sud de l’image contraste avec son bord beaucoup plus sombre.

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Vesta, dépôts contrastés

Vesta, dépôts contrastés

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Plan large : 2 336 x 2 351 pixels

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Cette vue qui couvre une zone de 20 kilomètres de côté a été prise d’une altitude de 204 kilomètres. Elle est centrée par 78° de latitude Sud et 298° de longitude. Nous survolons le bassin d’impact Rheasilvia sur l’hémisphère sud de Vesta. Sur cette image un plus jeune dépôt de matériaux sombres éjecté par un impact est au contact avec une zone plus brillante bosselée et marquée par des cratères. Ces terrains brillants plus anciens sont aussi marqués par des traces linéaires qui s’entrecroisent.

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27.12.2011

Brillant Encélade

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:12

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Brillant Encélade.

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Encélade, 6 novembre 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI

Encélade, 6 novembre 2011 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, SSI

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Plan large : 1 200 x 1 200 pixels

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Cette vue de la lune de Saturne, Encélade, 504 kilomètres de diamètre, a été prise le 06 novembre 2011 en lumière visible par la sonde Cassini. Le nord est en place mais décalé vers la droite de 21 °. Les célèbres geysers glacés émanent de l’hémisphère sud d’Encélade. Cassini se trouvait alors à 109 000 kilomètres d’Encélade où la résolution est de l’ordre de 649 mètres par pixel.

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Source : site CICLOPS

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26.12.2011

Où il est question du manque de cœur des géants !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 21:05

Où il est question du manque de cœur des géants !

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Jupiter, Io et Europe, vus par Voyager ; crédit image : NASA, JPL

Jupiter, Io et Europe, vus par Voyager ; crédit image : NASA, JPL

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Les planètes géantes comme Jupiter et Saturne sont considérées avoir commencé leur existence comme des planètes rocheuses. Quand elles ont atteint les 10 masses terrestres leur force de gravité est devenue telle qu’elles ont attiré de grandes masses de gaz de la nébuleuse primordiale leur donnant le titre de géantes gazeuses avec une atmosphère composée en grande partie d’hydrogène.

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Curieusement, certaines études suggèrent que le noyau de Jupiter peut équivaloir à moins de 10 masses terrestres tandis que le noyau d’autres géantes gazeuses plus petites comme Saturne peut atteindre 15 à 30 masses terrestres.

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L’année dernière une équipe de chercheurs dirigée par Shu Lin Li (Université de Pékin) a apporté un scénario explicatif dramatique à cette situation. Dans un lointain passé, Jupiter est entré en collision avec une planète rocheuse plus grande que la Terre. Le choc aurait vaporisé une partie de son noyau. Scénario qui permettrait aussi d’expliquer pourquoi l’atmosphère de Jupiter contient un portion d’éléments lourds plus élevée que dans notre Soleil dont la composition est pourtant estimée reflétée celle de la nébuleuse primordiale.

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Dans un nouvel article Hugh Wilson et Burkhard Militzer (Université de Californie, Berkeley) proposent une autre explication à la “faible” importance du noyau de Jupiter : sa lente dissolution depuis 4,5 milliards d’années.

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Déjà d’autres chercheurs avaient proposé que les températures et les pressions intenses du cœur de Jupiter pouvaient l’amener à se dissoudre dans l’atmosphère ; le cœur se comportant comme un liquide à ces pressions.

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“Nous nous sommes demandés comment cela été réellement possible” commente Wilson. Pour se faire les deux chercheurs ont utilisé les équations de la mécanique quantique pour voir comment l’oxyde de magnésium, pensé être l’un des constituants du noyau de Jupiter, se comporte à environ 40 millions d’atmosphères terrestres et 20 000° C. De telles conditions ne peuvent être recréées dans les laboratoires terrestres.

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Les chercheurs ont constaté que dans cet environnement l’oxyde de magnésium se dissout dans les fluides avoisinants. “Mettez un peu de sel dans le fond d’un verre. Versez dessus de l’eau tiède, le sel va commencer à se dissoudre avec de l’eau salée dans le fond et moins salée au sommet de la couche d’eau”, explique Wilson. Il soupçonne que la roche dissoute pourrait se mélanger avec le reste de l’atmosphère au fil du temps. “Ce phénomène pourrait au moins expliquer partiellement à la fois l’enrichissement en éléments lourds de l’atmosphère extérieure jovienne et le fait que le noyau est plus petit que ce que les modèles suggèrent” poursuit Wilson.

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Le calcul explique aussi pourquoi Saturne qui a environ 1/3 de la masse de Jupiter, semble avoir un cœur plus important. Les conditions au cœur du seigneur des anneaux ne sont pas aussi extrêmes qu’à l’intérieur de celui de Jupiter. “Si les conditions de dissolutions sont présentes elles sont beaucoup moins actives pour Saturne, beaucoup plus lentes”, dit Wilson.

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Ce processus se déroule plus rapidement pour les planètes plus massives pense l’équipe. Ce que confirme Dave Stevenson (Caltech, Pasadena) : “l’érosion de base est probablement plus efficace si la masse augmente”.

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“Je soupçonne que les très gros “super-Jupiter” n’ont pas de cœur du tout”, affirme Wilson. “Si oui, cela devrait stimuler la concentration d’éléments lourds dans leurs atmosphères, ce qui sera possible de détecter par les télescopes dans le futur”, dit-il.

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Que le cœur de Jupiter se dissolve n’attriste pas Wilson. “Bien au contraire, dit-il, c’est un signe que Jupiter est encore en formation ; il ne s’est pas encore installé dans un état stabilisé”.

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Source : NewScientist Space

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25.12.2011

Galaxie lointaine : GN 108036

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 16:27

Galaxie lointaine : GN 108036

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Si les fêtes de fin d’année annoncent l’ouverture d’un nouveau cycle des temps, (n’en déplaise aux fin-du-mondetistes de tous poils, races, sexes et religions et malgré toutes les catastrophes plus ou moins naturelles que l’espèce humaine a du toujours affronter), en cette journée festive de nativité nous allons remonter loin dans le temps. Presque aussi loin que possible grâce à cette vue de GOODS acronyme pour Great Observatories Origins Deep Survey, une toute petite partie du ciel dépourvue d’objets célestes “proches” et qui nous permet donc de regarder très loin dans le passé de l’Univers.

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GN 108036 ; crédit image : NASA, ESA, JPL-Caltech, Univ. de Tokyo

GN 108036 ; crédit image : NASA, ESA, JPL-Caltech, Univ. de Tokyo

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Plan large : 700 x 1 024 pixels

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Plan très large : 2 050 x 3 000 pixels

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Tellement loin, que grossie dans les encadrés à gauche, nous pouvons “voir” en infrarouge uniquement (redshift 7,2 ; il est impossible de découvrir de tels objets dans le visible tellement ils sont éloignés) en haut par le télescope spatial infrarouge Spitzer, en bas par le télescope spatial Hubble, la galaxie la plus lumineuse dans le lointain passé connue.

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Son nom de code est GN 108036. Sa découverte (les vues de Spitzer et Hubble sont postérieures ) a été validée par le Subaru et le Keck, télescopes de 8,2 et 2 x 10 mètres construits sur le Mauna Kea à Hawaï.

La lumière de GN 108036 a été émise il y a 12,9 milliards d’année lumières soit 750 millions d’années lumière après le Big Bang. La luminosité de GN 108036 (l’aspect si rouge vu par Spitzer et Hubble) ne peut s’expliquer que si la Galaxie abrite une extraordinaire “flambée d’étoiles – naissance d’étoiles) phénomène plutôt rare pour cette époque lointaine de l’histoire cosmique.

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Source : Hubblesite

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24.12.2011

Un anneau d’où naissent les étoiles

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 11:38

Un anneau d’où naissent les étoiles

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Puisqu’en ce 24 décembre le rouge est de mise, qu’une naissance et des espoirs nous sont annoncés, retournons vers la source de toute chose, là où naît la lumière, et regardons la voûte céleste.

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Pour ce qui est du rouge nous nous servons de la vision infrarouge du télescope spatial WISE de la NASA. Il est pointé dans une région proche de nous mais un peu écartée par rapport à la bande principale de la Voie Lactée, à 1000 années lumière entre Persée et le Taureau. Ce nuage est une nurserie stellaire. Il est catalogué comme Barnard 3 ou Anneau IRAS G159.6-18.5.

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Barnard 3 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

Barnard 3 ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, UCLA

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Plan large : 1 024 x 909 pixels

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Plan très large : 3 380 x 3 300 pixels

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Le grand anneau vert est composé de fine particules de poussières chaudes dont la composition est assez analogue au “smog”, le brouillard des villes. Le nuage rouge au centre est probablement composé de particules plus métalliques et plus froides. La lumière qui éclaire l’anneau provient de l’étoile très lumineuse en son centre HD 278942.

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Au centre gauche une autre région apparaît très lumineuse dans les tons jaune-vert. Elle est similaire à l’anneau vert mais ses poussières sont plus denses. Les étoiles déjà formées apparaissent devant et derrière la nébuleuse en bleu ou en cyan. Les couleurs sont bien sur conventionnelles et correspondent aux longueurs d’ondes infrarouge observées.

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Que la lumière des étoiles éclaire vos espoirs ! Joyeux Noël !

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Source : sites NASA

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23.12.2011

D’or et d’argent, décors célestes en provenance de Saturne

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 13:22

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D’or et d’argent, décors célestes en provenance de Saturne

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Pour ces fêtes, CICLOPS, le centre qui gère l’imagerie de la sonde Cassini en orbite autour de Saturne, nous offre quelques vues dorées et argentées de ces mondes lointains. Crédit images : NASA, JPL-Caltech, SSI

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Titan et Dioné, 21 mai 2011

Titan et Dioné, 21 mai 2011

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Plan large : 1 015 x 1 015 pixels

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Voici, en lumière “correspondant aux longueurs d’ondes de la vue humaine” Titan (5 150 kilomètres de diamètre) sur fond de Saturne et devant les anneaux. A sa droite Dioné, troisième lune en taille de Saturne avec un diamètre de 1 123 kilomètres.

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Cassini regarde vers le Nord juste au dessus du plan ensoleillé des anneaux dont les ombres se projettent sur l’hémisphère sud de Saturne.

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Tout autour de Titan est visible comme un halo son atmosphère, avec en particulier la “cagoule” entourant son pôle nord qui semble se détacher de la lune. Deux “failles” sont très aussi très remarquables sur la face arrière de Dioné.

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Cassini se trouvait le 21 mai 2011 à 2,3 millions de kilomètres de Titan où la résolution est de 14 km/pixel et à 3,2 millions de kilomètres de Dioné où la résolution est de 19 km/pixel

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Titan et Téthys, 21 mai 2011

Titan et Téthys, 21 mai 2011

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Plan large : 1 015 x 1 015 pixels

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Le 21 mai 2011, Cassini a photographié dans les mêmes conditions en regardant au-dessus du plan ensoleillé des anneaux, toujours la plus grande lune de Saturne Titan mais cette fois accompagnée de Téthys (1 062 kilomètres de diamètre) où est visible la longue chaîne d’escarpements Ithaca Chasma.

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Cassini se trouvait à 2,3 millions de kilomètres de Titan où la résolution est de 14 km/pixel et à 3,8 millions de kilomètres de Téthys où la résolution est de 27 km/pixel

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Titan orange et bleu, 11 septembre 2011

Titan orange et bleu, 11 septembre 2011

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Plan large : 1 017 x 1 017 pixels

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Ce 11 septembre 2011, Cassini réalise en lumière visible un gros plan sur l’atmosphère au niveau du pôle sud de Titan. Les couches atmosphériques de haute altitude apparaissent en bleu tandis que l’atmosphère apparaît en orange. La différence de couleur serait due à la taille des particules qui les composent, plus fines dans les couches supérieures de l’atmosphère qui est globalement composée de méthane et gaz similaires. A la limite entre zones bleu et orange apparaît une dépression, sur un tiers de la distance à partir du bord gauche. Le pôle sud de Titan se situe sur cette image dans le coin supérieur droit. La dépression suggère le changement de saison en cours sur Titan depuis l’équinoxe d’août 2009. Le vortex couvrant le pôle nord va s’installer sur le pôle sud au fil des mois ; l’ensoleillement du pôle nord augmentant et allant de paire avec la plongée dans la nuit de son pôle sud (Une saison sur Titan dure 7 ans).

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Cassini se trouvait le 11 septembre 2011 à 134 000 kilomètres de Titan où la résolution est de 787 mètres par pixel.

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Titan, 21 mai 2011

Titan, 21 mai 2011

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Plan large : 1 017 x 993 pixels

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Nous retrouvons Titan dans les mêmes conditions que précédemment le 21 mai 2011. Cassini se trouvait à 2,3 millions de kilomètres de Titan où la résolution est de 14 km/pixel.

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Dioné et Titan, 6 novembre 2011

Dioné et Titan, 6 novembre 2011

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Dans l’espace les apparences peuvent être trompeuses. Ici à l’inverse de la première vue de cet article, Dioné apparaît plus grande que Titan dont la luminosité a été augmentée d’un facteur 1,6 pour l’équilibre des contrastes.

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Cassini se trouvait le 6 novembre 2011 à 1,1 millions de kilomètres de Titan où la résolution est de 66 km/pixel mais seulement à 136 000 kilomètres de Dioné où la résolution est de 8 km/pixel. L’image a été agrandie d’un facteur 1,5 pour nous offrir ces deux boules de Noël argentées et dorées.

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Joyeuses fêtes de fin d’année !

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22.12.2011

Deux exoplanètes de tailles terrestres découvertes !

Enregistré dans : Poussière d'étoiles — jjb @ 18:04

Deux exoplanètes de tailles terrestres découvertes !

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Si le rêve de découvrir dans l’espace une planète jumelle à la nôtre n’est pas encore réalisé, le chemin menant à une telle découverte s’élargit puisque pour la première fois, parmi les plus de 700 exoplanètes maintenant répertoriées, deux d’entre elles semblent être de taille vraiment comparable à la nôtre.

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L’article annonçant leur découverte va être publié dans la prestigieuse revue Nature. Il ne s’agit donc plus de “Jupiter-chauds”, de “Neptune” ou de “Super-Terres” mais bien de planètes ayant taille terrestre ; le pas qualitatif est franchi commente François Fressin (Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics).

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Kepler-20e et 20f ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, T. Pyle

Kepler-20e et 20f ; crédit image : NASA, JPL-Caltech, T. Pyle

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Plan large : 648 x 1 008 pixels

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Les deux planètes Kepler-20e et Kepler-20 f sont les deux plus petites trouvées à nos jours. Elles ont des diamètres de 11 100 et 13 200 kilomètres équivalent à 0,87 diamètre terrestre (légèrement plus petite que Vénus) et 1,03 diamètre terrestre. Elles sont censées être rocheuses, donc leur masse doit avoisiner 1,7 à 3 masses terrestres.

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Ces deux planètes orbitent autour de Kepler 20a, une étoile de type G un peu plus froide que la nôtre. Elle est située à 950 années lumière de nous dans la constellation de la Lyre. Kepler-20e orbite autour de son étoile à 7,5 millions de kilomètres en 6,1 jours tandis que Kepler-20f parcourt son orbite en 19,6 jours terrestres à une distance de 16,5 millions de kilomètres. Très proches de leur étoile, elles ne sont donc pas dans sa zone “habitable” et leurs surfaces sont chauffées respectivement à 760 et 420°C.

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Système Kepler-20a ; crédit image : David A. Aguilar (CfA)

Système Kepler-20a ; crédit image : David A. Aguilar (CfA)

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Plan large : 576 x 1 152 pixels

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Le système solaire de Kepler-20a est “très différent du nôtre”, déclare David Charbonneau (CfA), autre membre de l’équipe et célèbre astronome. Le système Kepler-20a comprend aussi trois autres plus grosses planètes toutes comprises dans une orbite inférieure à celle de Mercure par rapport à notre système solaire.

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Leur arrangement est imprévu : dans notre système solaire les petites planètes rocheuses sont proches du Soleil alors que les planètes géantes gazeuses en sont éloignées. Dans le système Kepler-20a leur “rangement” est alterné : “grand, petit, grand, petit, grand”.

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Les trois plus grosses planètes sont appelées Kepler-20b, 20c et 20d. Elles orbitent respectivement en 3,7, 10,9 et 77,6 jours terrestres avec des diamètres de 24 100, 39 600 et 35 400 kilomètres pour 8,7, 16,1 et 20 masses terrestres. Pour les astronomes, ces planètes ne se sont pas formées à leur endroit actuel mais ont migré en fonction de leurs interactions pour obtenir un équilibre dans leurs positions présentes.

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Pour information si le télescope spatial Kepler de la NASA, découvre les exoplanètes en fonction de leurs transits (la baisse de lumière induite par le passage d’une planète devant son étoile par rapport à nous) la découverte de ces deux nouvelles planètes ne peut être faite directement vu leurs petites tailles. Leur présence est déduite des micro-variations de l’oscillation d’une étoile dues à la présence des planètes. Les chercheurs utilisent de puissants logiciels qui éliminent toute autre possibilité ( présence d’une étoile binaire par exemple) pour par calculs annoncer la présence des planètes de taille terrestre.

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Source : Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics

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